Politique
Puis Emmanuel Macron a parlé. C’était beau, empreint de noblesse et de gravité. Mais cela manquait de clarté. Comme disent les enfants à la maîtresse, on n’a pas compris la consigne !
Ce vote écolo, ce sont les crocodiles qui défilent en faveur des maroquiniers… Peut-être quelques semaines de confinement leur mettront-elles les yeux en face des trous ?
Mais nous n’avons déjà plus d’État. Doit-on s’étonner de n’avoir pas de (vrai) chef ?
Au siècle de l’informatique, du Net et des télécommunications actives, il demeure un double non-sens dans l’exercice pour le moins « rétro » du passage devant une urne bien matérielle...
Il faut dire que chaque jour qui passe montre que, par imprévoyance, impéritie ou calcul machiavélique, ils semblent se complaire dans une improvisation permanente.
Dans une démocratie digne de ce nom, disions-nous… Édouard Philippe peut être tranquille.
Cette élection est celle de la honte. Honte pour l’exécutif de n’avoir pas réussi à imposer un report. Honte pour l’opposition d’avoir voulu privilégier la victoire politique.
Samedi, veille de premier tour des élections municipales, Jean-Michel Aphatie emploie bien, dans l'émission « C l’hebdo », un article défini : « les » médecins et pas « des » médecins.
La responsabilité d'Emmanuel Macron dans ce nouveau fiasco démocratique est entière.
Plus de 44 % de nos compatriotes se sont rendus aux urnes ; ce qui est loin d’être négligeable, compte tenu de ces circonstances exceptionnelles.
Il y a quelques mois, Emmanuel Macron nous faisait peur avec la « peste nationaliste »...
Tout cela témoigne de l’« amateurisme » de ce gouvernement… Et, en plus, on se fait engueuler parce que les consignes ne sont pas respectées….
Bien entendu, et tous les chefs d’entreprise le savent, il ne faut pas compter sur les banques.
Une crise n'appelle pas seulement une communication de crise, mais d'abord de sortir de la com' et de délivrer des messages clairs, cohérents. Et courageux.
Toute crise majeure est l’occasion (ou le prétexte), pour notre État jacobin, de resserrer son emprise sur nos vies, et il est douteux qu’il rate celle-ci.
Il faut, comme un seul homme, se féliciter de cette réduction de notre liberté puisqu'elle a du sens et que l'observer scrupuleusement nous permettra d'éviter que l'univers hospitalier et de ville soit trop vite surchargé.
Dira-t-on que Macron a voulu éviter la « dictature » en ne reportant pas les élections municipales au prix de laisser passer le coronavirus mais que nous aurons la « dictature » et le coronavirus ?
La technique d’enfumage consiste à convaincre les abeilles citoyennes que le feu se propage dans l’habitat pour les alarmer et les inciter à se concentrer sur leurs affaires domestiques...
Les conditions dans lesquelles il a décidé de maintenir les élections municipales ne laissent pas d'intriguer aussi.
Le Président Macron a cru devoir utiliser la crainte légitime du virus pour se poser en « père du peuple » face à la catastrophe qui menace.
Déjà, en 2014, on avait battu des records historiques d'abstention, qui s'éleva à près de 39 % au second tour.
Demander aux Français de faire bloc derrière lui et ne pas s’empêcher de faire de la politique politicienne contre la moitié d'entre eux n'est pas digne d'un chef d’État.
Le temps est aux invasions et aux épidémies.
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L’Église va-t-elle continuer de sermonner ceux qui alertent sur l’insécurité ?




















































