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Editoriaux - Politique - 16 mars 2020

Municipales : la poussée verte

Outre la consolidation des maires RN ou apparentés, un constat s’impose : la poussée verte. Séisme à Lyon, où les candidats EELV sont en tête dans huit des neuf arrondissements, battant même Collomb dans le sien. En tête, également, la candidate verte de Strasbourg, et confirmation de la faveur des Grenoblois pour leur maire écolo-frénétique. Belles percées, également, à Bordeaux, Besançon ou Toulouse… Petite déception à Paris, mais la surenchère authentiquement surréaliste d’Hidalgo leur a coupé l’herbe sous le pied !

Tout cela n’est pas très étonnant. En effet, si les partis politiques traditionnels doivent, pour faire passer leurs messages, rivaliser de contacts, d’amitiés et de réseaux dans les milieux de la communication, les écologistes bénéficient d’une propagande gratuite et permanente qui commence dès l’école maternelle. Elle se poursuit avec l’éducation « transversale » au développement durable (bilan carbone des guerres de Louis XIV ?), « ancrée dans toutes les disciplines, tout au long de la scolarité », et peut faire ensuite l’objet d’une injection de rappel biquotidienne dans les journaux télévisés, au cas où l’on n’aurait pas bien compris.

Point culminant, les réceptions, à l’égal d’un chef d’État, par les organismes mondiaux les plus éminents, d’une ado suédoise psittacique. Tandis qu’on n’entendra nulle part l’avis de Gary Becker : « Ce qui menace la planète, ce n’est pas le réchauffement climatique, mais les politiques économiques stupides qui pourraient en dériver, poussées par des politiciens en quête d’une bonne cause. » Il est vrai qu’il n’est que prix Nobel…

Étonnez-vous, ensuite, que la religion verte ait tant d’adeptes pour se retrouver dans les urnes !

Mais contrairement aux ruraux, « pas assez savants pour raisonner de travers », comme disait Montesquieu, ces croyants se retrouvent presque exclusivement dans les grandes villes. Ce sont les gagnants de la mondialisation, les de Muray, les bobos bio en rollers qui adorent les sushis et partent trois fois par an sous les tropiques à grand renfort de kérosène, les fans d’éoliennes si voraces en terres rares, les mêmes qui sont indispensables au hardware de ces ultra-connectés permanents.

Ce vote écolo, ce sont les crocodiles qui défilent en faveur des maroquiniers… Peut-être quelques semaines de confinement leur mettront-elles les yeux en face des trous ?

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