« J’ai déjà fait ma part : j’ai avorté » : le sinistre ricanement de France Inter
Une certaine idée de l’humour. Ce mardi 1er septembre, une dénommée Fiona Gianilla, jeune « humoriste » de France Inter, consacrait sa chronique à une activité pour le moins originale : pleurer dans l’avion. En moins de trois minutes, elle y a donné sa vision très personnelle des bienfaits des larmes. « L’avion, c’est mon endroit préféré pour pleurer. Moi, avant chaque vol, je fais un point sur ma vie au cas où l’avion se crashe et je meurs, a débuté la jeune femme, usant de cette étonnante syntaxe, propre à sa génération. Dans une époque où il faut tout le temps aller vite, il faut tout le temps aller bien, c’est un peu le seul moment où tu peux juste rien faire, tu peux pleurer et personne trouve ça bizarre. Déjà, en soi, pleurer, c’est une belle activité, c’est bien pour la santé mentale, faut le faire de temps en temps ! »
Nous voilà donc plongés dans le prêchi-prêcha psychologisant de certains magazines et autres comptes Instagram dédiés au développement personnel. Pleurer serait désormais une « belle activité », à pratiquer régulièrement. Mais pourquoi pas. Il n’y a pas si longtemps, pleurer était d’abord un signe de tristesse. On s’épanchait chez soi, éventuellement, seul ou avec un proche. Cette mode qui consiste à en faire une activité sociale et thérapeutique est le symptôme d’un égocentrisme déplacé ou d’une fragilité psychique inquiétante. Mais, encore une fois, pourquoi pas.
«Je prends l'avion et ça pollue mais pour l’environnement j'ai déjà fait ma part, j'ai avorté»
Rarement une chronique aura montré un tel niveau de déconnexion. Un monde de plages et de trajets Paris-New York dans lequel les vrais problèmes sont la transphobie et le vide… pic.twitter.com/aBed6LZRrq
— Robin Nitot (@Rnitot) September 4, 2026
Mais Fiona Gianilla poursuit : « Pleurer dans l’avion, c’est incroyable ! J’aime trop ça ! J’aime autant ça que les gens âgés aiment fixer les gens trans ! » Que viennent faire les transsexuels dans cette chronique ? Rien, mais on comprend la manœuvre. Il est tentant de taper gratuitement sur les « gens âgés » tout en claironnant son soutien à la communauté « LGBTQIA+ ». D’une pierre deux coups.
Puis Fiona se penche sur sa courte existence, partagée entre la plage et les bars. Mais on imagine que Fiona affabule un peu pour les besoins de sa chronique : car pour pondre un tel pensum, on imagine qu'il a fallu sans doute beaucoup, beaucoup travailler... Et pas à la plage et au bar. « Mais quelle vie de malade ! », conclut-elle, pas peu fière. La profondeur de la réflexion laisse rêveur. Quelques secondes plus tard, elle a une courte pensée pour la Syrie qu’elle survole, entre deux poignées de Pringles™ et deux tubes afro-pop de Magic System. C’est beau, le mondialisme.
« J’ai déjà fait ma part : j’ai avorté »
C’est alors qu’arrive le morceau de bravoure de la chronique, le clou du spectacle. Très sensibilisée à la question climatique - France Inter oblige -, la jeune femme confesse sa mauvaise conscience : « Je pleure souvent dans l’avion, déjà parce que ça pollue […] Mais après, je me rappelle que ça va, que pour l’environnement, j’ai déjà fait ma part : j’ai avorté. De rien. » Voilà donc l’enfant à naître transformé en bilan carbone. Avorter serait une manière de « faire sa part » pour l’environnement. Une bonne action.
Une idée qui ne sort pas de nulle part. Elle s’inscrit dans un courant idéologique activement promu. Depuis plusieurs années, les médias grand public consacrent des reportages fort complaisants au phénomène « No Kids », aux personnes qui revendiquent leur choix de ne pas avoir d’enfants. Le Monde évoquait ainsi, en 2024, les « GINK », pour « Green Inclination, No Kids », ces couples qui renoncent à avoir des enfants au nom de considérations écologiques.
Les espaces « no kids » se multiplient en voyage, au resto ou même dans les fêtes de mariage : pourquoi ne supporte-t-on plus les enfants ? https://t.co/g30CkEwZmF
— Le Monde (@lemondefr) February 25, 2024
Des témoignages font également état de stérilisations volontaires et de vasectomies motivées, bien souvent, par des projections environnementales catastrophistes relayées par les mêmes médias militants. Une étude souvent citée avait accrédité l’idée qu’un enfant supplémentaire représentait un impact carbone considérable sur plusieurs générations. Un rapport de l’Assemblée nationale consacré à la baisse de la natalité constatait lui-même la visibilité croissante des discours antinatalistes et leur association, chez certains mouvements, à des arguments écologiques. Et ça marche : la natalité française continue de s’effondrer. En 2025, 643.905 bébés sont nés en France, soit 24 % de moins qu’en 2010. Il s’agit du niveau le plus bas depuis 1942.
Vacuité et pulsion de mort
Fruit gâté de son époque, la chronique de Fiona Gianilla illustre le marasme idéologique dans lequel patauge une partie de notre jeunesse. Tout y est : vacuité existentielle, nihilisme, ego surdimensionné, pénitence écologique et pulsion suicidaire. On ne se demande plus si l’on désire avoir un enfant, on présente le fait de ne pas en avoir, ou de ne pas lui permettre d’exister, comme une contribution positive à l’avenir de la planète, un engagement progressiste. Tout ceci fleure bon la fin de civilisation. Une civilisation qui, avant de s’éteindre, aura trouvé le moyen de ricaner de sa propre disparition. Mais bon, il paraît que c'est de l'humour et qu'il faut être deuxième degré, voire plus...







































75 commentaires
Je me pose quelques questions sur la santé mentale de cette personne pour sortir de telles inepties. Son avortement est malheureusement probablement un bienfait pour son enfant non venu car présenter une telle mère eût pu susciter une certaine honte. J’espère que son « profond » discours à susciter des ricanements de la part de ses collègues parce que là il y a motif et c’est que les présentateurs et chroniqueurs de cette station du service public savent faire le mieux.
QUELLE CLASSE !!!… Une « vraie Pro de l’humour de caniveaux » …
elle va pouvoir pleurer de toutes ses larmes en 2027
Cette pauvre fille (qui aime pleurer sur son sort de privilégiée du système) fait partie des pseudos humoristes de France inter. Qui peut encore écouter ces rubriques totalement creuses, mal écrites et, comble pour un humoriste, sans aucun humour ? Pour ma part, il y a longtemps que je n’écoute plus France Inter. Leur ton auto-satisfait m’insupporte.
reponse à Mariecs99
Je trouve que vous êtes dure dans votre commentaire. En effet, les tests de recrutement pour postuler pour un emploi d’humoriste sur France inter ont été fortement durcis. En effet, il faut pouvoir sans reprendre son souffle, dire dans un minimum de temps les mots les plus vulgaires, dans une bouillabaisse
de mots mis les uns à côté des autres qui s’appelle une logorrhée, que les gens sensés appelle cela une phrase. Là aussi, vous écrivez rubriques mal écrites, erreur, il n’y a rien d’écrit, cela sort naturellement comme du vomi. L’écriture ne peut concerné que ceux qui ont une main reliée au cerveau .
En tout cas merci de m’avoir rappelé que cette radio payée par les contribuables existait encore ..;;
C’est quoi « france inter » ? …
Oui, culture de mort = culture écolo.
Rien à regretter……..je n’écoute plus Radiobobo (radiogaucho) depuis des années et je ne m’en porte pas plus mal !
Réponse à cidcampeador
Là aussi on peut regretter que l’émetteur radio de France bobo gaucho fonctionne de manière régulière grâce à l’alimentation d’une centrale nucléaire. J’aurais préféré et de loin alimentée par une éolienne qui en cas de manque de vent , aurait permis de couper les micros de ces gauchos et donc de nous éviter leurs vomissements verbaux permanents.
France qui, France quoi ? C’est qui ça, RAF.
réponse a Vjc
Heureusement que cela s’appelle France Inter et comme les avions d’ Air inter à l’époque ne franchissaient pas la frontière., leurs humour vulgaire, et leur vomi permanent sur les autres s’arrêtent à la frontière également. Ma heureusement pour l’image de la France à l’extérieur, leur petite sœur France info est du même acabit pour les soi disants informations dites objectives.
Une inepte chroniqueuse de plus! Mais qui écoute encore France inter?
Il semble qu’ils et elles soient 10.000 « fonctionnaires » ou pigiste » ,payés par les contribuables pour ne pas être écoutés. Les radios « libres » ou privées sont plusieurs centaines en France. La totalité des effectifs de leur personnel n’est pas de DIX MILLE pour un seul employeur, mais une moyenne arithmétique de cinq!
Et leur taux d’écoute est souvent supérieur à celui du mammouth décérébrant de l’Avenue Kennedy.
Réponse à Bernard37
Arrêtons donc de parler rentabilité avec ces types de fonctionnaires au micro. Leur auditoire est également micro….scopique.
La bêtise crasse élevée au rang de modèle de vie.
C’est visiblement là toute l’ambition de Rance Inter
C’est surtout très triste. Si vous tuez les vivants, et que vous empêchez les bébés de naître, il reste quoi ?
Ils savent qui engager à France-Inter. Cette créatrice de contenu _ sic , outre le fait qu’elle recycle les poncifs à la mode France-Inter, a ceci d’assez drôle, c’est qu’elle se croit drôle ( elle est là pour faire « rire » aux dépends ) et ça rigole ! Au début, on pense à des rires enregistrés, mais ces journalistes « rient » ( ou ont répété, travailler afin que l’influenceuse, qui lit ses notes, se sente moins seule ). Bien sûr, c’est nul. Les vieux qui sont ( seraient ) choqués par les trans ou équivalent, l’avion, c’est mal, et l’avortement ( a t-elle pensé une seconde, qu’elle est là, elle ! ) tel un gage à donner à l’assemblée ( je suis des vôtres ! ). Décadence, est le mot !
Plus ils sont allumés plus les micros se tendent vers eux, répandent leurs âneries et génèrent de nouvelles vocations. L’exception marginale et frappadingue devient modèle, maître à penser.
Suite de mon commentaire elle ne serait pas là à nous asséner de telles inepties !
Être humoriste actuellement , c’est avoir raté sa vie !
réponse a Schmitt
non pas complètement raté sa vie, la preuve même en étant vulgaires et nuls, is gagnent mieux leur vie que des personnes travaillant dans un certain nombre de secteurs d’activité.
Avez vous entendu parler de ce merveilleux régime des intermittents du spectacle unique au monde ?
Un milliard de déficit en février 2024 , Caisse de retraite ( ref la Cour des Comptes) et malgré cela la fête continue grâce aux crétins de contribuables que nous sommes .. Alors vraiment raté leur vie ?
Avec de tels propos imbéciles, si on suit sa logique, sa mère aurait dû avorté pour préserver la planète ?
Elle a raison de pleurer dans l’avion, elle n’ira pas encombrer les toilettes.