Manuel Valls

Cindy Léoni, militante de gauche, nommée sous-directrice de la gestion des crises : où est la cohérence ?
Il faut désormais en tirer les conséquences concrètes : en cas de duel LFI-RN, le front républicain change de camp.
L'ancien Premier ministre sort de son silence médiatique et accorde un entretien choc au Point, dans lequel il propose une réflexion sur le courage, « vertu essentielle » pour « défendre notre civilisation, notre liberté, notre Histoire »
Valls était mort mais il fallait aussi s’assurer qu’il ne reviendrait pas du cimetière des éléphants.
La défaite de Manuel Valls est peut-être la première note d'une petite musique, alimentée par certains sondages : plusieurs autres figures de la Macronie seraient en difficulté.
Embrassons-nous, Folleville, tout est oublié, c'est l'heure du pardon des offenses !
Selon Le Figaro, Manuel Valls vise plus haut, plus grand, plus pétaradant : Matignon ?
Mais il y a aussi Mélenchon qui, confondant les législatives et les présidentielles, s’est fait faire une affiche sur laquelle est inscrit : Élisez-moi Premier ministre !
Celui qui apparaissait dans les médias dépourvu de montures a joué la carte de la possible confusion. Sur un malentendu, Emmanuel Macron peut le nommer à un poste quelconque.
Mais, dans son enthousiasme, Manuel Valls oublie que ce parti existe déjà, a un nom, La République en marche, censé fédérer bourgeoisies de gauche et de droite pour mieux nous protéger du péril populiste.
Cette gauche souffre, manifestement. On comprend son malaise existentiel. Serait-il donc humain de l’achever ? Même pas. Elle s’en charge toute seule, comme une grande.
On en viendrait presque à regretter que Valls n'ait pas mis en œuvre ce programme lorsqu'il était aux affaires, tandis qu'il souhait doubler le nombre de naturalisations.
Manuel Valls ne propose toutefois pas de fermer totalement les frontières
La lourdeur des échanges et les kilos de consensus devraient avoir raison de la tranche horaire choisie.
D'un coup d'éventail, l'homme balaye l'ignominieuse parodie et se tient prêt. Présidentielle, régionales, une occasion en Belgique ou au Luxembourg.
Car la France, il l'aime. Même s'il l'a quittée le temps d'une escapade à une époque où les Français ne voulaient plus de lui.
Depuis que l’autre Manu, l’Amiénois, ce petit frère en socialisme qu’il croyait toujours battre, lui a damé le pion élyséen, Manu Valls cherchait, en désespoir de cause, la porte d’entrée du couloir médiatique.
De là à ce que Manuel Valls se mélange les pinceaux avec tous ses allers-retours transpyrénéens et finisse par se prononcer pour la monarchie en France et la république en Espagne...
Pour trouver la concorde, peut-être faut-il que la roue tourne dans ce pays. À condition que certains ne s’offrent pas un tour supplémentaire.
Ce serait bien que quelqu’un se dévoue enfin pour lui dire qu’il est déjà mort depuis longtemps ; politiquement, s’entend.
À vouloir courir plusieurs lièvres à la fois, notre ancien Premier ministre risque de rentrer bredouille et de se retrouver Gros-Jean comme devant !
Après avoir beaucoup aimé la France, il aime l'Espagne passionnément, peut-être même à la folie.

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