Agriculture

Le Salon de l'agriculture était, naguère, décrit comme la vitrine de l'agriculture française. Il n'est plus, aujourd'hui, que le décor Potemkine auquel plus grand monde ne croit d'une agriculture « en danger de mort ».
Refaisons de l’agriculture, de la forêt et des industries de transformation un enjeu de notre souveraineté nationale ! Il y a urgence !
S’il n’y avait, pour la rendre excédentaire, l’exportation des céréales, des vins et des spiritueux, la balance commerciale agricole de la France serait largement déficitaire.
L’éleveur du Cantal n’a pas sa langue dans sa poche. Parmi les images de couchers de soleil, de prés enneigés et de vêlages, il partage au quotidien les nombreuses difficultés, voire la détresse, des agriculteurs.
En cause, des normes françaises bien plus exigeantes que les normes européennes, plaçant l’agriculture française dans un phénomène de concurrence déloyale face aux autres pays de l’Union européenne.
Le 6 décembre, un collectif de viticulteurs de Gironde appelle à manifester à Bordeaux « pour un plan social », à savoir l’arrachage volontaire et subventionné de 15.000 hectares de vignes, sur les 110.000 que compte la Gironde.
Fantastique ! L’Assemblée a donc débattu et voté une loi. Le Sénat a fait de même. Le gouvernement et le ministre ont communiqué sur cette grande avancée pour les agriculteurs, mais la France est soumise à la tutelle bruxelloise. On oublie, on rentre à la niche.
« Le bénéfice de la réduction d’impôt est exclu pour les dons aux associations dont les adhérents sont reconnus coupables d’actes d’intrusion sur les propriétés privées agricoles. ». Cet amendement, présenté par Marc Le Fur (LR), a été adopté le 5 octobre dernier en commission des finances.
Les pratiques agricoles les plus normales peuvent engendrer quelques nuisances sonores, olfactives et autres : cela s’appelle la vie. 
Face à « cette insécurité en très forte hausse », de nombreux agriculteurs se sentent seuls et démunis.
D'après la direction de France Télévisions, la céréalière de l'info aurait encore quelques rubriques captivantes en préparation. Un dossier explosif qui scandalise les associations de protection animale : le drame des coqs empalés vivants sur les girouettes des clochers.
« Il est temps que les gens comprennent la vérité, j’en avais assez de cette désinformation propagée par les végans extrémistes », nous confie-t-elle.
Une semaine après la suspension de l’autorisation d’effarouchement des ours sur l’estive du Col d’Escots, par le Tribunal administratif, plus de 200 personnes se sont rassemblées le 12 août devant la sous-préfecture de St-Girons.
Récupérer puis stocker les eaux de pluies afin d’être en mesure d’irriguer les récoltes ; une mesure concrète, pragmatique et réaliste afin de garantir la souveraineté alimentaire du pays.
Le temps d'une émission de télé (L'amour est dans le pré), d'une exposition photo comme celle de Victorine Alisse ou d'un confinement (la peur de manquer), les français renouent parfois avec leurs paysans.
Comme en mai 1968, ce discours émane de jeunes élites gâtées formées par un système qu’elles haïssent et non de classes populaires pour qui la fin du mois l’emporte sur la fin du monde.
En ligne de mire, encore et toujours, cette grande distribution qui étrangle la paysannerie.
La mondialisation allait nous apporter la paix, le bonheur, la migration heureuse et le gavage à toute heure. La réalité nous explose à la figure...
Trop habitués au canapé et à Netflix, les citadins oublient que les habitants des campagnes travaillent.

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