Complice de l’assassin de Samuel Paty, il est retrouvé au parc Astérix

Azim Epsirkhanov était pourtant assigné à résidence dans l'attente de la mise en application de son OQTF vers la Russie.
Bernd van Delft, CC BY-SA 4.0 , via Wikimedia Commons
Bernd van Delft, CC BY-SA 4.0 , via Wikimedia Commons

C’est une nouvelle bien lourde qui est tombée, en cette veille de rentrée scolaire pour le corps enseignant français. Ce lundi 31 août, Le Parisien révélait que l’homme condamné pour avoir aidé le meurtrier de Samuel Paty à se procurer l’arme ayant servi à décapiter l’enseignant était à nouveau jugé pour avoir violé son obligation d’assignation à résidence afin de se rendre… au parc Astérix.

Condamné pour « association de malfaiteurs »

Azim Epsirkhanov avait pourtant été condamné en mars dernier, lors du procès en appel de l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, à sept années de réclusion criminelle et à une obligation de quitter le territoire français (OQTF) pour « association de malfaiteurs » dans la cabale islamiste d’octobre 2020 qui avait coûté la vie au professeur d’histoire.

Libéré en avril 2026, le Tchétchène était assigné à résidence au domicile de sa compagne, dans les Hauts-de-Seine, où il devait attendre l’application de son OQTF, contre laquelle il a déposé une requête auprès du tribunal administratif, sous prétexte de craindre d’être envoyé sur le front ukrainien à son arrivée en Russie.

Mais lundi, le tribunal de Senlis jugeait le complice d’Abdoullakh Anzorov en comparution immédiate, après qu’il a été interpellé le vendredi 28 août sur le parking du parc d’attractions dans le Val-d’Oise, à l’occasion d’un simple contrôle routier. C’est en entrant son nom dans les logiciels que les gendarmes se sont rendu compte qu’il n’avait aucun droit de s’y trouver.

À la barre, le prévenu s’est défendu en invoquant « une incompréhension, une mauvaise lecture de [s]a part » au sujet de la décision préfectorale qui lui interdisait de quitter le département.

Une assignation à résidence inefficace

Mais si Azim Epsirkhanov a assuré n’avoir « jamais cherché à [s]e soustraire à cette mesure », l’examen de son téléphone indique qu’il a violé son assignation à résidence à huit reprises, « même la nuit ».

Une révélation qui illustre une part de l’inefficacité de ces mesures qui, sans contrôle, ne permettent pas de vérifier le respect des obligations auxquelles sont tenus les justiciables. Car si les gendarmes n’étaient pas tombés sur l’individu lors de leur contrôle routier, jusqu’à quand ce dernier aurait-il bafoué ses obligations ? Aurait-on attendu que l’un des proches de Samuel Paty fasse avec lui une rencontre fortuite ?

« Sans surprise »

« La nausée… mais sans surprise », a commenté le conseil de Mickaëlle Paty, l’une des sœurs du professeur assassiné. Lors du procès en appel de mars dernier, Me Thibault de Montbrial regrettait la requalification en « association de malfaiteurs » des chefs d’accusation visant plusieurs mis en cause, dont l’ami d’enfance du terroriste, Azim Epsirkhanov, condamné en première instance à 16 ans de réclusion criminelle pour « complicité d’assassinat terroriste ».

 

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« De façon inespérée, Epsirkhanov a réussi à convaincre les juges d’appel qu’il ignorait le projet terroriste d’Anzorov malgré de nombreux éléments matériels », commente, auprès de Boulevard Voltaire, l'avocat pénaliste. « Quand on a un peu l’habitude des dossiers impliquant des profils de ce type, on ne peut être surpris de le voir violer allègrement ses obligations judiciaires. Je suis donc consterné mais absolument pas surpris. Seuls les naïfs peuvent l’être par cette nouvelle gifle adressée à la fois à la famille de Samuel Paty mais surtout à la Justice française », tacle Me de Montbrial.

Une réalité en effet très « choquante », pour les proches du professeur. « Il continue à profiter de la vie et à jouir de plaisirs alors que mon frère, lui, ne peut plus. La Justice fait preuve d'une clémence incompréhensible envers cet individu », dénonce, auprès du Figaro, Mickaëlle Paty.

« Quand l’autorité recule à ce point, l’impunité devient la seule règle », a réagi le syndicat de police Alliance, face à cette nouvelle, tandis que la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen, a exprimé « l’indignation à la hauteur de cette provocation intolérable envers la famille, les proches et l’ensemble de la communauté éducative encore meurtris par ce crime barbare ». La sénatrice Les Républicains des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer, a de son côté dénoncé le « mépris » à l’égard de Samuel Paty que représente cet « abandon qui sonne comme une nouvelle trahison ».

Azim Epsirkhanov a été condamné à un an d’emprisonnement ferme pour son délit ainsi qu’à une interdiction définitive du territoire français. Si BFM TV indique qu'il s'agit d'une peine non aménageable - ce qui signifie que le condamné demeure aujourd'hui en détention -, il n’est, pour l’heure, pas connu qu’un appel ait été interjeté par le prévenu contre cette nouvelle condamnation.

Vos commentaires

48 commentaires

  1. Je n’ai pas les moyens de réaliser mon rêve d’aller au Puy du Fou, mais lui le repris de justice il se paie le parc Astérix. Je vais me convertir à 78 ans au terrorisme, apparemment ça paye bien.

  2. C’est curieux en 2020 condamne a 7 ans et en 2026 déjà dehors (depuis combien de temps…il y a des juges des libertés qui devraient être en prison avec leurs protégés.

  3. La vrai question que l’on devrait se poser et dont je m’etonne que même BV ne se pose pas c’est  » D’où proviennent les revenus de cet OQTF qui a les moyens de s’octroyer des distractions sue nombre de travailleurs honnêtes et travailleurs ne peuvent se payer » Probablement se sont les braves gens qui payent avec la benediction de nos juges gauchistes

    • Pertinent commentaire ! Ils sont aidés c’est indéniable, que ce soit par les associations pro migrants, ils ont une carte de crédit avec x euros dessus, aidés par des mairies de gauche, de toute façon ils ont du fric et c’est indécent car des familles ne peuvent pas se permettre ces « sorties »

    • avant de lire votre msg j allais écrire la meme chose, effectivement, de quoi vit ce criminel ? à moins qu’il n’ait son petit trafic en complément

  4. Les victimes ont tous les torts et les racailles ont tous les droits
    Faudra pas s’étonner que les gens se fassent justice eux mêmes

  5. Je pense à la sœur de S Paty , c’est une honte
    Et les machins des droits de l’homme vont dire qu’il court en danger s’il expulsé, S Paty lui a couru plus qu’un danger que je sache
    Je me moque qu’il finisse sur le front russe

  6. OQTF et assigné à résidence…faudrait savoir obligé de rester à la maison en France où de quitter la France déjà ??? Mais « pas touche à ces gens » a dit macron aux gendarmes. Bref voila qui pait à LFI et compagnie.

  7. Ne vous y trompez pas , cette faiblesse , pour ne pas dire lâcheté ou complaisance , , sera exploitée par le potentiels terroristes .

  8. Je pense que nos juges sont inhumains, ils préfèrent être cléments avec des assassins-violeurs, etc., et condamner les victimes.

Commentaires fermés.

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