Quand Blast recrute Antonin Bernanos, multi-condamné pour violences
C’est un « Long Format » que le journal en ligne Blast va diffuser, ce dimanche, et qui portera sur l’histoire de l’antifascisme. D'ores et déjà, la bande-annonce présente Jacques-Elie Favrot, ancien assistant parlementaire de Raphaël Arnault en détention provisoire pour sa participation au meurtre de Quentin Deranque, comme un prisonnier politique...
On monte d’un cran dans la bataille du récit mené par la gauche radicale sur le meurtre de Quentin.
Les meurtriers présumés de Quentin sont présentés comme des prisonniers politiques par Blast. pic.twitter.com/sPyT1kmO4M
— Jean Bexon (@jean_bexon) August 31, 2026
Un militant antifasciste pour un reportage sur des antifas
Ce reportage est réalisé par Marin Ben, Félix Cumer mais aussi par un certain… Antonin Bernanos. Or, ce dernier nom n’est pas inconnu. Pas seulement parce qu’il s’agit de l'arrière-petit-fils de l’illustre écrivain catholique antimoderne, mais aussi parce qu’Antonin Bernanos est un activiste antifa condamné à plusieurs reprises pour des faits de violence.
Remontons le temps et revenons au 18 mai 2016, dans le contexte des manifestations contre la loi Travail. Alors que des policiers manifestent contre la « haine anti-flic », 200 militants d’extrême gauche organisent une contre-manifestation. À l’issue de cette dernière, un groupe d’antifas cagoulés attaque une voiture de police. Les militants s’en prennent à cette voiture à coups de bâton et de mobilier urbain. Un des antifas jette même un objet en feu à l’intérieur de la voiture pour l’incendier, alors que deux policiers sont à l’intérieur.
Antonin Bernanos condamné pour l’agression d’un policier
Sur la vidéo qui avait fait la une de la presse, à l’époque, on voit le conducteur sortir. Celui-ci, un adjoint de sécurité à la carrure solide, est alors attaqué par un des antifas à coups de bâton. Le policier esquisse un geste en direction de son arme, mais il n’ose pas aller plus loin, par crainte de se la faire voler. L’antifa lui assène quatre coups, avant qu’un de ses comparses l’interrompe d’un « Arrête, putain ! »
L’adjoint de sécurité dira plus tard qu’il a « cru mourir ». Quant à l’antifa qui a porté ces coups, il a été identifié et condamné par la Justice : il s’agit d’Antonin Bernanos, qui sera condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis.
Ce ne sera pas la seule fois qu’Antonin Bernanos aura affaire à la Justice. En 2019, il est placé en détention provisoire avant d'être libéré et placé sous bracelet électronique pour une bagarre avec des militants patriotes ; un des militants de droite, blessé, se fait voler ses affaires par les antifas. Un procédé qui rappelle celui des antifas, lors du meurtre de Quentin Deranque…
Antonin Bernanos condamné pour l’agression d’un journaliste
Enfin, le 21 avril 2022, Antonin Bernanos est condamné, lors d'une manifestation, pour violences qui auraient pu être qualifiées d'agression à caractère raciste. Les faits datent du 12 mars 2016, lors d’une manifestation contre l’état d’urgence. Le journaliste Léopold Jimmy, de l'agence de presse LDC (Ligne de conduite), couvre un rassemblement lancé par l’association d’extrême gauche Droit au logement. Il est alors roué de coups, se fait arracher sa caméra et se fait traiter de « basané », de « bridé », de « grain de riz » et de « chinetoque fasciste » par un groupe d’antifa.
« Pour des antiracistes, c’est formidable », commente Léopold Jimmy, auprès de Boulevard Voltaire. « Antonin Bernanos est un fils à papa, j’ai découvert que son père fait du cinéma et que sa mère est enseignante. C’est un petit-bourgeois bien blanc. Lors de la confrontation dans le bureau du juge, il m’avait traité de bourgeois alors qu’avec ses vêtements, il avait quasiment un SMIC sur lui ! »
Confrontation qui s’est déroulée dans un climat extrêmement tendu. « On a découvert que des antifas m’attendaient à la sortie du tribunal lors de la confrontation, nous explique Léopold Jimmy. J’ai dû être raccompagné par des policiers, allongé à l’arrière d’une voiture et caché sous une couverture. Les policiers ont pris des couloirs de bus et brûlé des feux rouges pour être sûrs de ne pas être suivis jusqu’à chez moi. Je ne pensais pas que je pouvais avoir ma vie menacée à ce point-là. »
Le « regard haineux » d’Antonin Bernanos
Léopold Jimmy en est convaincu, et accuse directement Antonin Bernanos de l’avoir blessé : « Un antifa m’a déboîté la mâchoire à coups de genou. Dans son regard haineux, je voyais qu’il avait l’intention de me tuer. J’ai reconnu ce même regard haineux sur les images d’Antonin Bernanos qui ont été diffusées après l’agression du 18 mai 2016. »
Mais la Justice a estimé ne pas avoir assez d’éléments pour condamner Antonin Bernanos pour les coups qui ont déboîté la mâchoire de Léopold Jimmy, il a été condamné à 10 mois de prison avec sursis pour violences en réunion ayant entraîné plus de huit jours d'incapacité totale de travail. Quatre autres antifas ont également été condamnés dans cette affaire.
Un recrutement par Blast qui interroge
Antonin Bernanos apparaît donc comme un militant antifasciste condamné à plusieurs reprises pour des faits de violence. Que Blast, journal subventionné à hauteur de 316.000 euros en 2024 (les chiffres sont donnés directement par Blast), recrute Antonin Bernanos a de quoi interroger. Comment cet antifa pourrait-il avoir le moindre recul, la moindre objectivité, lors de la réalisation d’un reportage sur l’antifascisme ? Comment un agresseur de journaliste peut-il être recruté par un journal qui reçoit des subventions publiques ?
La seule conclusion qu’on peut en tirer, c’est que ce « Long Format » sur l’antifascisme ne sera pas un reportage, mais bien un document de propagande. Mais aussi que les impôts des Français n’ont pas à financer la propagande de l’extrême gauche.
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57 commentaires
Ce n’est pas que Blast (journal presque inconnu) le recrute, le problème ce sont les 316 000 € que je finance avec MES impôts.
Les miens aussi! Sans mon avis, bien sûr.
Cet arrière petit-fils de Georges Bernanos ne fait pas honneur à son arrière grand-père !
Comme quoi l’intelligence ne s’hérite pas.
C’est vrai que ce garçon a manqué de chance .Il voudrait dormir dans une tente près d’un canal ou sous un pont et il est obligé de rentrer dans un appartement de centaines de mètres carrés dans un quartier huppé de Paris ..Je lui suggèrerai d’aller aider les chauffeurs de camions pourris qu’on nous montre dans les montagnes sans route .
Il est vrai que pour LFI agresser un policier ou un journaliste, ne relève pas pour ce parti ,antisémite et pro islamiste du droit commun, mais pour eux du droit politique.L’avantage évident c’est que lors de leur incarcération, si par miracle cela se produit,ils pourront bénéficier plus facilement de visites de Mr Eric Coquerel , Président de la Commission des Finances , LFiste bon teint qui a rendu visite à un prisonnier bien évidemment politique aussi, à savoir Georges Ibrahim Abdallah accessoirement assassin de 2 diplomates. Comme quoi la dénomination politique a du bon …
On oublie qu’avant 1981, le meurtre d’un policier ou une tentative pouvait relever de la guillotine !
Pour mériter la vraie perpétuité, il faut faire plus qu’un crime crapuleux. La seule condamnation actuellement à perpétuité a été jugé pour le meurtre prémédité de la petite LOLA.
Maintenant à voir avec le temps si une fois de plus le motif invoqué de la fameuse « bonne conduite » permettra à cette monstrueuse meurtrière de sortir sans avoir fait perpétuité…
C’est certain, on connait la chanson, elle sera relâchée avant le terme pour « bonne conduite » comme si en prison les monstres avaient la possibilité de mal se conduire, quoique……