International
On sort de la guerre de deux manières, soit par la négociation et les compromis, soit par la destruction de l’un ou l’autre. Il faut trouver une solution raisonnable.
On essaie de nous faire croire que cette guerre est un conflit existentiel entre la lumière et l'obscurité, entre la démocratie et la dictature, alors qu’elle n’est que l'héritière des conflits du siècle passé, qu’un énième épisode dans cette grande saga qui dure depuis cent ans et qu’un prétexte pour conserver ce qui est vraiment en jeu : la suprématie américaine.
Il ne faut jamais insulter le passé, le présent et l’avenir.
Ce week-end, c’est au tour de Carrefour de manifester son courage, dévoilant pour ce faire ses compétences géopolitiques : modestement, à son échelle, le petit magasin a imité les sanctions qu’imposent les grands depuis quelques semaines à l'égard de la Russie.
Un aveu d’impuissance qui en dit long sur les errements des instances européennes en matière diplomatique.
M. Macron devrait savoir qu’une diplomatie efficace exige de la discrétion et que les mises en scène tapageuses servent peut-être sa campagne mais pas la paix
Pour les fidèles de toutes les Églises, cette guerre, si elle n’est évidemment pas religieuse, effraie par son envergure et par le tragique de son constat : aux portes de l’Europe, des chrétiens tuent d’autres chrétiens.
Avec le chantage à peine voilé au nucléaire, puis maintenant celui des attaques chimiques, Poutine dégaine toutes ses armes pour faire plier ses adversaires
47 % des Américains se considèrent républicains, face à 42 % de démocrates.
Josep Borrell ne fait que confirmer ce que certains affirment depuis le début de ce conflit fratricide : la culpabilité de Vladimir Poutine ne saurait excuser les responsabilités des institutions européennes et de leur maître américain.
Pour soutenir l’Ukraine, son voisin pugnace, la Pologne vient de faire une proposition originale qui semble, au premier abord, généreuse et pétrie de bon sens.
« Mon mari est resté à la maison, il combattra quand on le lui demandera. J’espère rentrer en Ukraine bientôt. Pour l’instant, je compte rester en Moldavie. »
Un patriotisme gastronomique qui oblige les forces de l’ordre à protéger deux autres restaurants parisiens aux noms pouvant prêter à confusion.
La Russie et l’Ukraine sont pour nous des fournisseurs vitaux. Sans eux c’est la disette. Le vice-président de la Commission européenne l’a dit : ce qu’il nous faut, c’est du « courage » et de la « ténacité ».
De manière stupéfiante, le président Nicolás Maduro a confirmé avoir reçu, samedi soir, une délégation du gouvernement des États-Unis où « les questions sensibles intéressant les deux pays », dont celle de l’énergie, ont été abordées pendant « deux heures »
Dans un article du 6 mars dernier, le New York Times évoque le fait que les États-Unis et l’OTAN se rapprochent d’une confrontation directe avec la Russie.
Appelés à quitter la France « au sifflet », les soldats du 27e bataillon de chasseurs alpins et ceux du 4e chasseurs, deux régiments issus de l’armée de terre, ont été placés « en réserve » à moins d’une centaine de kilomètres de la frontière ukrainienne.
Les deux partenaires de la France, Allemagne et Espagne, rechignent encore et toujours à donner le feu vert au dernier volet de cette entreprise : la création d’un avion de combat hors normes.
L’hystérie médiatique actuelle permet difficilement d’analyser objectivement l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Il faut pourtant comprendre pourquoi, et à la surprise quasi générale, Vladimir Poutine a décidé de franchir le Rubicon pour une opération à très hauts risques.
Les jours suivants, les belligérants se munirent de sacs de confettis. La liste des sanctions s'allongeait, toutes plus amusantes les unes que les autres.
Ce vendredi, le journaliste Fabrice Arfi a publié, sur Twitter, les noms de trois oligarques russes qui n'ont pas (du moins pas encore) fait l'objet de sanctions de la part du gouvernement français.
Acculé au tragique, n’est-il pas devenu, quoi qu’on en pense, par ses déclarations irresponsables qui veulent entraîner les Européens et l’OTAN jusqu’à l’irréparable, l’imprévisible pyromane de l’escalade militaire la plus dangereuse qui soit ?
Ni Poutine, ni OTAN, Ukraine autonome… Europe indépendante !
Malgré les appels belliqueux de BHL, dont on feint d’oublier les meurtrières erreurs, l’Union européenne ne fait pas encore la guerre, mais désormais, elle achète et fournit des armes à un belligérant en dehors de ses compétences reconnues par les traités.
L’OTAN était « en état de mort cérébrale », selon certain, Poutine l’a subitement ranimée.
C'est donc un choix stratégique qu'a fait la France en conservant un dialogue avec la Russie, moyen incontournable d'aboutir à une désescalade des tensions.
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