[PEOPLE] Philippos et Nina de Grèce ont annoncé la naissance de Kimon par GPA
Il est loin, le temps où les vieilles monarchies d’Europe se faisaient un devoir de conserver la tradition, de préserver les usages, de protéger les civilisations occidentales… Résolument dans l’air du temps, le prince Philippos et la princesse Nina de Grèce ont annoncé, le 1er septembre dernier, la naissance de leur premier enfant, Kimon, né aux États-Unis d’une GPA.
Annonce et gratitude pour la mère porteuse
« Philippos de Grèce et son épouse, Nina, ont l'immense joie d'annoncer la naissance de leur premier enfant, Kimon Thomas Konstantinos, né le 27 juillet 2026 aux États-Unis », annonce, en préambule, le communiqué du Secrétariat privé de la famille royale de Grèce, qui ajoute que « Kimon est né grâce au recours à une mère porteuse ». Évidemment, on y apprend aussi que « Nina et Philippos expriment leur profonde gratitude à la mère porteuse et à sa famille pour les avoir accompagnés tout au long de cette aventure unique, [qu’] ils remercient également l'équipe médicale et les professionnels impliqués pour leurs soins et leur soutien ». Nous voilà rassurés... Peut-être qu'exprimer sa gratitude pour la mère porteuse serait-il en train de devenir une nouvelle formule de politesse sur les faire-part royaux ?
En effet, le site Histoires royales rapporte que cette naissance par mère porteuse n’est pas une première, dans la famille, puisqu’« il s’agit d’un deuxième cas de naissance par mère porteuse au sein de la famille. Dans la famille danoise et maternelle de Philippos. Le prince Gustav de Sayn-Wittgenstein-Berleburg, cousin germain du prince Philippos, a aussi eu ses deux enfants grâce à la GPA. » En mai 2024, Paris Match avait alors expliqué que, pour ne pas être spolié de son héritage, le château de Berleburg et ses terres situées dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le prince Gustav n’avait convolé en justes noces avec son épouse qu’après leurs cinquante ans respectifs et s’étaient donc tournés, eux aussi, vers une mère porteuse pour avoir des enfants.
Arbres généalogiques et ordre de succession
Philippos et Nina de Grèce semblent, eux, bien loin des palais poussiéreux et des héritages terriens de la vieille Europe : « Le couple fait partie de la jet-set new-yorkaise et évolue dans les cercles les plus élitistes de la ville », explique Vanity Fair. Le journal détaille d’ailleurs un peu la vie du benjamin de Constantin II, dernier roi des Hellènes, et d'Anne-Marie du Danemark, qui « travaille à Manhattan depuis 2014 en tant qu'analyste au siège new-yorkais d'Ortelius Capital, un groupe d'investissement spécialisé dans les fonds spéculatifs et le capital investissement fondé en 2002 ». Sa femme, Nina Flohr, est quant à elle « directrice créative de VistaJet, la société d’avions privés fondée en 2004 par son père, l’entrepreneur suisse Thomas Flohr » et qui « a ouvert en 2017 un sanctuaire et un centre de conservation au Mozambique, qu’elle a baptisé Kisawa ».
S'ils semblent résolument modernes et progressistes, le prince Philippos et la princesse Nina ont de toute façon fort peu de chances de monter un jour sur le trône. Non seulement le prince est le troisième garçon du roi Constantin II, roi des Hellènes et prince de Danemark, renversé par le coup d'État des colonels en 1967 et mort en 2023, mais en plus, sa famille a dû renoncer à toutes prétentions au trône pour obtenir la nationalité grecque. « En vue d’obtenir la nationalité, chaque membre de la famille a dû faire une déclaration de reconnaissance du système politique et renoncer à toute revendication monarchique », détaille Histoires royales. On imagine sans mal le casse-tête des généalogistes chargés d’établir les ordres de succession… C’est d’ailleurs la question juridique qui s’est posée à la naissance par GPA du premier enfant du prince Gustav de Sayn-Wittgenstein-Berleburg, et ce, d’autant plus que la GPA n’est pas autorisée en Allemagne.
Faut-il y voir une nouvelle loi salique façon XXIe siècle ? C'est la fin du principe « mater semper certa est », ce privilège maternel qui la différenciait du père qui, lui, devait faire reconnaître sa paternité. Pour autant, il ne s'agit pas de lâcher le joli vernis des apparences, et autant le prince Philippos que le prince Gustav se sont appliqués à donner à leurs enfants des prénoms rappelant leurs nobles origines et leurs prestigieux ancêtres.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR




































33 commentaires
La mère biologique est-elle la mère porteuse ou la mère administrative?
C’est triste. Mais heureusement il restera toujours des grands rois comme Harald V de Norvège qui feront oublier les petits.
Prestigieux ancêtres d’une royauté créée de toutes pièces au XIXème siècle, il ne faut pas exagérer ! Les descendants sont les dignes représentants d’une royauté fantoche et de mascarade !
Elle n’était pas équipée pour le faire elle même cet enfant, la princesse? Caprice de riches, qui veulent des gosses, mais sans subi les désagréments?
On assiste à un écroulement des valeurs monarchiques.
Où sont les coups de canon tirés pour une naissance royale, la liesse populaire ? Aujourd’hui, une naissance chez les « sang bleu » n’est plus qu’une transaction commerciale.
La monarchie ne fait vraiment plus rêver.
Sauf que ce ne sont pas des monarques! descendant benjamin du roi Constantin II de Grèce qui avait lui même renoncer au trône Philippe n’a jamais prétendu accéder au trône, le couple fait partie de la jet set New yorkaise (rien à voir avec la monarchie)
Ils ne sont pas eux-mêmes des monarques mais font partie de la monarchie.
La monarchie est un régime politique où le pouvoir est dirigé ou symbolisé par une seule personne, appelée « monarque »
« Il est loin, le temps où les monarchies européennes étaient garantes d’un certain conservatisme » (Bd Voltaire).
C’est n’importe quoi, ces pseudo monarques ne sont que des bobos totalement hors sol, capricieux et égoïstes. C’est pas le prince Andrew qui prouve le contraire ni Harry d’ailleurs.
A posteriori les colonels ont eu raison de débarrasser leur pays de ces nuisibles.
J’aimerai entre autres contempler le compte bancaire de cette généreuse mère porteuse si gracieusement accompagnatrice, ainsi que les soignants ayant aussi bénévolement assuré leur soutien à cette malheureuse famille…