Philippe Kerlouan
Chroniqueur à BV, écrivain, professeur en retraite
L'enseignement, « le plus beau métier du monde », devient un enfer.
On imagine mal le général de Gaulle, Georges Pompidou ou François Mitterrand révéler, comme des potaches, leurs premiers émois amoureux.
José Gonzalez aime certainement plus l'Algérie et les Algériens que ces révolutionnaires de pacotille, qui réagissent le plus souvent avec des réflexes pavloviens.
La raison se confond avec la déraison, le vrai avec le faux, le bien avec le mal. Il faut rendre hommage à tous les lanceurs d'alerte qui dénoncent cette situation.
Comment expliquer cet acte odieux ? La peur de « l'étranger » qui n'est pas du village, alimentée par l'insécurité grandissante, même dans nos campagnes ? L'impuissance de l'institution judiciaire, qui conduit des hommes à se faire justice eux-mêmes ?
Macron fait la distinction entre le peuple italien et son gouvernement, tout comme il fait une distinction entre les électeurs du Rassemblement national et ses dirigeants.
Emmanuel Macron s'entoure de ministres complaisants, qui pensent plus à leur carrière qu'à l'intérêt de la France. Ils servent leurs maîtres plus qu'ils ne servent l'État et ne se réveillent que quand ils ne risquent plus rien et qu'il est déjà trop tard.
En brandissant cette menace, Macron fait de la dissuasion, il espère n'avoir pas besoin de s'en servir, car l'issue d'un nouveau scrutin ne lui serait pas a priori favorable.
On avait deviné que Macron était narcissique : en voilà une confirmation.
Si Bruno Retailleau veut vraiment « tout changer à droite », il faudrait qu'il commence par changer lui-même et qu'il rompe avec l'ostracisme dont son parti a toujours fait preuve à l'égard de concurrents qui, eux, n'hésitent pas à porter leurs convictions en bandoulière.
En revanche, si jamais la France durcissait sa politique migratoire – ce qui n'est pas près d'arriver sous la présidence de Macron –, que de pressions subirait-elle !
Si cette enfant avait été maghrébine et son tortionnaire ce qu'on appelle un Français de souche, que n'aurait-on pas entendu ?
Pap Ndiaye est comme un poisson dans l'eau dans ce gouvernement prodigue en paroles mais avare en actes, qui tourne en rond.
L'ancien Premier ministre assure que « [son] objectif n’est pas de plaider pour la solution la plus dure afin d’emmerder le monde ».
On pourrait attendre mieux de ministres de la France et, surtout, qu'ils ne se complaisent pas dans des jugements sommaires et caricaturaux.
Sonia Backès, à l'instar de son maître, s'est ainsi illustrée, par conviction ou par maladresse, comme le chantre du « Grand Remplacement ».
Ils sont de moins en moins nombreux, ceux qui peuvent témoigner de cette période qui risque fort, malgré ces journées nationales, de tomber dans l'oubli.
Pap Ndiaye, cet OVNI envoyé rue de Grenelle pour remplacer Jean-Michel Blanquer, ne fait guère preuve d'originalité.
Il n'a même pas précisé s'il demanderait leur avis aux élus locaux, encore moins à la population.
Le problème, c'est qu'ils ne sont pas tous d'accord sur le contenu de cette rupture.
L'important, c'est de pouvoir dire, jeudi prochain, que la rentrée s'est bien passée et qu'il y avait un professeur devant chaque classe. Dans ce domaine aussi, le macronisme, c'est l'illusion.
Une mesure démagogique qui masque l'impuissance d'un gouvernement à mettre en œuvre une véritable politique de recrutement.
La perte d'autorité, qui gangrène toutes les institutions françaises, s'est propagée dans les relations internationales, où Macron joue le Matamore mais a perdu tout réel crédit.
La France insoumise proteste contre le projet d'expulsion d'un imam islamiste, mais on ne va pas pleurer sur le sort d'un évêque catholique.
À bien y réfléchir, les exemples de la Chine et de la France ne sont pas si différents.
Voici que le vent tourne. Selon Le Parisien, le président ukrainien commence à subir des critiques.
Après des « décennies de laxisme », après « tant d’années d’irresponsabilités et de reculade », que peut-on espérer ?
Il n'est pas impossible que Gérald Darmanin, trop pressé de montrer à l'opinion publique sa détermination nouvelle à lutter contre l'islamisme, n'ait pas suffisamment étayé le dossier d'expulsion.
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