[ÉDITO] France Inter partenaire de Blast, thuriféraire des antifas. Et BV ? Jamais !

Si France Inter accueille les journalistes de Blast, pourquoi pas ceux de Boulevard Voltaire ?
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La Société des journalistes de Radio France s’est réunie en assemblée générale, il y a quelques jours, pour pleurnicher sur l’arrivée de Charles Sapin. Une vidéo a fuité, révélée par l’émission Quotidien. Et là… surprise, Boulevard Voltaire prend une balle perdue : « Si on y va avec Valeurs actuelles, pourquoi pas Boulevard Voltaire, pourquoi pas L’Incorrect ! »

Bonne idée ! Excellente proposition ! C’est vrai ça, pourquoi pas Boulevard Voltaire ?

Sauf qu’évidemment, vous l’avez compris, ce « pourquoi pas » entendait exprimer un summum d’incongruité. Le « tant qu'on y est » est implicite. Cela commence avec Valeurs actuelles et cela finit avec Boulevard Voltaire. L’horreur !

17 Journalistes « encartés »

Mais pourquoi donc, on aimerait le savoir ? Boulevard Voltaire est un média on ne peut plus officiel, dont dix-sept des journalistes sont dotés d’une carte de presse. Il y a donc des cartes de presse au rabais, pas les bienvenues dans le service public ? Cette exclusion n’est-elle pas une discrimination à l’embauche à raison des opinions politiques ?

S’agissant de Charles sapin, La SDJ de France Inter avait déclaré, dans un communiqué, que « la chronique confiée par la direction de France inter à un dirigeant de Valeurs actuelles [ constituait ] une ligne rouge ». Un adjectif bien trouvé : il faut montrer patte rouge pour entrer dans le service public. Ces gens qui se prétendent No Border montent des frontières infranchissables avec leurs adversaires idéologiques.

À titre personnel, j’ai, du reste, aussi récemment été attaquée, sur BlueSky, par la CGT de Radio France, scandalisée par mon passage dans une émission sur France Inter - au sujet de la parentalité et lié, donc, à mon dernier livre -, au début de l'été. Indignés, ces syndicalistes ont interpellé solennellement la direction de Radio France. Quel crime ai-je donc commis ? Un dépassement du temps imparti par l’horodateur ? Un (modeste) excès de vitesse sur le périphérique ? Une fois, en 5e, je n’ai pas rendu un bouquin à la bibliothèque. Ma mère a dû se déplacer, le rouge au front, après plusieurs rappels. Ce ne serait donc pas prescrit ? Car sinon, je ne vois pas ! Et je me porte garante, à peu près de la même manière, de chacun des journalistes de BV.

Blast, meilleur ami des antifas

Les invitations faites par France Inter aux rédactions d’extrême gauche sont, en revanche, innombrables. Et moins regardantes.

Arrêtons-nous un instant sur l’une d’entre elles, qui a fait beaucoup moins de bruit que Charles Sapin. Salomé Saqué. Elle communique sur LinkedIn avec des étoiles dans les yeux : « Cette année, je suis chroniqueuse sur France Inter pour la fabuleuse émission La Terre au carré ! » Et elle précise : « C’est une chronique culture en partenariat avec Blast […] » En partenariat !

Qu’est-ce que Blast ? un média d’extrême gauche qui défend inconditionnellement les militants d’ultra-gauche. Dimanche soir, ce média a publié sur sa chaîne YouTube un reportage dans lequel les antifas violents sont présentés comme les résistants d’aujourd’hui - une « résistance qui se réinvente », c’est leur expression : On y voit côte à côte des photos sépia de résistants et celle de Jacques-Elie Favrot, mis en examen dans l’affaire Quentin Deranque. L’ancien attaché parlementaire de Raphaël Arnault serait, pour Blast, un prisonnier politique, pour ainsi dire Soljenytsine. Sont aussi affichés les « monstres qui prétendent changer de visages » (sic) : la photo de Pierre-Édouard Stérin voisine avec celle de Hitler. Mais la cerise sur le gâteau, c’est le nom d’un des réalisateurs de ce long format : Antonin Bernanos, antifa multi-condamné, qui a fait plusieurs années de prison, notamment, pour avoir attaqué en bande, en marge d’une manifestation, une voiture de police isolée. Cela va au-delà du livre emprunté oublié, n'est-ce pas ? Et c’est donc lui qui a été choisi, en toute objectivité, par ce média partenaire de France Inter pour faire un reportage sur l’antifascisme ?

Si France Inter accueille les journalistes de Blast, pourquoi pas ceux de Boulevard Voltaire ?

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Gabrielle Cluzel
Directrice de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

42 commentaires

  1. Le Service Public n’a aucune crainte à avoir… Monsieur Sapin est un  » bon centriste de droite » compatible Macron..comme d’ailleurs son patron à Valeurs actuelles, le sieur Tugdual.

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