Philippe Kerlouan
Chroniqueur à BV, écrivain, professeur en retraite
Une démocratie de l'évitement n'est pas une démocratie.
En indiquant sa préférence pour Marine Le Pen, Delphine Wespiser se fait, malgré son titre, le porte-parole des petits, des obscurs et des sans-grade.
Valérie Pécresse n'a même pas franchi la barre des 5 %, qui lui permettrait d'être remboursée de sa campagne.
Décembre 1965 : une époque très différente de la nôtre dont les plus anciens de nos lecteurs se souviennent.
Devant une femme qui lui parlait d'un proche, âgé de 40 ans et atteint de la maladie de Charcot, Emmanuel Macron a pris l'engagement de faire évoluer le sujet...
On a rarement vu autant de mauvaise foi et de démagogie de la part d'un candidat à la présidentielle.
Si l'on en croit Le Canard enchaîné, généralement bien informé, la politique sanitaire d'Olivier Véran serait ainsi influencée par un consultant dudit cabinet, Maël de Calan.
Il faudra « ouvrir des filières où on a besoin. Et savoir en fermer là où on n’a pas de besoins ». Et, bien sûr, « il faudra faire cette réforme avec les professeurs ». La Palice en aurait dit autant !
En s'engageant, si elle est élue, à se rendre dans la dernière demeure des rois et reines de France, Marine Le Pen reconnaît que l'Histoire de la France est un tout indissociable et veut réconcilier les Français entre eux et avec leur passé.
Emmanuel Macron, à trois semaines de l'élection présidentielle, se veut donc rassembleur plus que jamais en pratiquant à la mémoire de la guerre d'Algérie le « en même temps » qui lui est cher.
À aucun moment il n'évoque le déclin de l'enseignement, la crise du recrutement, le manque d'attractivité de la condition enseignante qui dissuade les meilleurs étudiants de se consacrer à ce métier
Mais, après les avoir ignorés, le gouvernement leur fait une promesse de Gascon.
Il est naturel que les Français se sentent plus proches d'Ukrainiens, qui sont avant tout des Européens, majoritairement de tradition chrétienne, que d'Afghans ou d'Africains, dont la culture est très différente et qui, pour beaucoup, n'arrivent pas à s'intégrer.
Sept à quatorze ans d'emprisonnement avaient été requis contre ces trois accusés, finalement condamnés à des peines de huit à treize ans. Une peine suffisante ?
Des paroles de bon sens qui, dans la bouche de Marine Le Pen ou d'Éric Zemmour, seraient considérées comme discriminatoires...
Tout est bon pour essayer de se faire élire à la fonction suprême.
Les critiques émises par certains syndicats dépeignent bien l'idéologie sectaire de leurs auteurs. Mais la palme revient à Yannick Jadot, le candidat écologiste à la présidentielle.
La bien-pensance paraît moins sensible à la profanation d'une église qu'à des graffitis sur une mosquée.
Les médias jouent sur l'émotion, montrant le bonheur des couples homosexuels ou hétérosexuels qui ont eu recours à la GPA, en éludant le débat sérieux que mériterait cette question
Qui croira que Zemmour, qui fait de la lutte contre l'immigration et l'islamisme son cheval de bataille, est complice des Frères musulmans ?
Il n'est pas glorieux pour le Président en exercice d'instrumentaliser à son profit la douleur des rapatriés qui ont subi ces événements.
Le danger, pour notre pays, ce sont les islamistes et les séparatistes, tous ceux qui, par passivité ou par complaisance, s'en font les complices et tous les politiciens qui vendent la France à l'Europe !
Sans doute Valérie Pécresse doit-elle ratisser large pour espérer se qualifier au second tour, mais il lui sera difficile de contenter tout le monde, en ménageant la chèvre et le chou.
Tout candidat à la présidence de la République devrait s'assigner l'objectif de sortir de la lutte des classes ou du mépris de classe pour chercher à réunir toutes les Français.
Si, au second tour, Marine Le Pen ou Éric Zemmour se retrouve face à Emmanuel Macron, il n'est pas difficile de savoir pour qui beaucoup prendront parti.
Il est urgent de refaire de l'école un temple du savoir et de l'esprit critique, et non un supermarché de la pensée unique et du conformisme.
Le diagnostic d'Éric Zemmour est juste : la création d'un grand ministère de l'Instruction publique, le rétablissement de la primauté du savoir vont dans le bon sens. Ses propositions sont, au demeurant, proches de celles de Marine Le Pen...
À trois mois des élections, il vient d'annoncer, devant la Conférence des présidents d'universités, rebaptisée France Universités, une réforme « systémique » de l'enseignement supérieur.
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