Philippe Kerlouan
Chroniqueur à BV, écrivain, professeur en retraite
Il ne fait pas bon dévier de la pensée unique et de remettre en cause, un tant soit peu, les dogmes pédagogistes.
Les Gilets jaunes originels posaient les vrais problèmes, qui n'ont jamais été traités.
C'est ainsi que, progressivement, on ne fait plus de différence entre les Français et les étrangers.
Cette conversion n'est pas convaincante.
Les questions reprennent des évidences ou de vieilles lunes pédagogiques.
Éliminer les difficultés de la langue française pour ne plus y être confronté est une démarche bien singulière.
Gardons-nous des clichés qui dégoûtent du métier tous les enseignants.
L'extrême droite serait en train d'infiltrer les établissements scolaires via les élections de parents d'élèves.
Comme s'il suffisait de changer les mots pour changer le système et rompre avec l'idéologie dominante.
La semaine dernière déjà, les enseignants ont publié une lettre ouverte pour dénoncer le climat de tension.
La hiérarchie, forcément au courant, n'a apparemment pas su ou voulu s'opposer à cette sortie.
La mairie de Bordeaux organise une consultation citoyenne pour déterminer le style de la future porte.
Macron a décidé de « prendre à bras-le-corps » le sujet de la formation des maîtres en inventant un « parcours ad hoc »
Vouloir un « choc des savoirs » est une formule publicitaire qui sonne haut et fort mais qui est vide de substance.
Dans les sphères qui nous dirigent, on sacrifie tous les élèves sur l'autel de l'égalité.
Macron préférera évoquer avec lui la migration, un thème sur lequel il ne risque pas trop le désaccord.
La plupart des gouvernements ont cédé, par démagogie ou par idéologie, aux préjugés égalitaristes
Cette carrière contractualisée, où règne la loi de l'offre et de la demande, est le rêve de Macron.
Pour lui, l'important, c'est de former des exécutants qui forment d'autres exécutants dociles.
Ce n'est que lorsqu'ils ne peuvent plus travestir le réel que nos dirigeants corrigent leurs erreurs
On pourra allonger l'année scolaire autant qu'on voudra, cela ne rehaussera pas le niveau de l'enseignement.
On peut souhaiter qu'à cette occasion, le ministre prenne conscience que ses personnels ne sont pas des pions anonymes.
Pas très glorieux de rechercher un bouc émissaire quand on est soi-même responsable de sa chute !
Cet entretien préalable ne sert qu'à donner bonne conscience au gouvernement...
Pap Ndiaye prône la diversité sociale pour les enfants des autres...
Certains préfets risquent fort de n'être plus que des larbins ou des copains du pouvoir.
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Que les familles des victimes parlent est très compliqué pour le gouvernement





















































