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Philippe Kerlouan
Chroniqueur à BV, écrivain, professeur en retraite
Ils espèrent faire l'unité nationale autour d'eux, alors que c'est contre le coronavirus qu'il faut s'unir.
L'heure venue de faire les comptes, les Français leur en voudront sans doute moins de n'avoir pas su maîtriser rapidement l'épidémie que d'avoir tenté de dissimuler leur impéritie.
A-t-il, comme Pinocchio, un nez qui s'allonge quand il ment ? On serait, dans tous les cas, tenté de dire que, dans sa suffisance, il ne voit pas plus loin que le bout de son nez !
Ces caviardages semblent avoir la caution de James Prichard, l'arrière-petit-fils de l'écrivain britannique.
Se présenter comme un chef de guerre ou un homme providentiel est une imposture qui semble n'avoir d'autre objectif que de dissimuler ses propres défaillances.
Le baccalauréat, comme les assignats, se déprécie, le passeport pour tous devient passeport pour nulle part.
La crise du coronavirus pourrait être l'occasion de révolutionner l'enseignement : pour le meilleur ou pour le pire ?
Tout se passe comme si nos gouvernants cherchaient à culpabiliser les Français pour mieux dissimuler leurs propres erreurs.
C'est la faute de leurs prédécesseurs ! C'est la faute des Français indisciplinés ! C'est la faute des voleurs de masques !
Puisque nos dirigeants prétendent accorder tant d'importance à la culture, ne pourraient-ils pas demander aux chaînes de télévision de présenter aux téléspectateurs, dans la journée, des films ou des pièces de théâtre adaptés aux différents âges ?
Au train où vont les choses, nos enfants auront bientôt plus de chances d'être bien instruits à l'étranger
Il faut dire que chaque jour qui passe montre que, par imprévoyance, impéritie ou calcul machiavélique, ils semblent se complaire dans une improvisation permanente.
Les conditions dans lesquelles il a décidé de maintenir les élections municipales ne laissent pas d'intriguer aussi.
Chacun jugera si Jean-Michel Blanquer joue un jeu politicien ou s'il exprime tout haut ses convictions profondes.
Faut-il donc s'attendre, en France, à son extension à grande échelle ?
Personne n'est obligé d'aller voir les films de Woody Allen ni de lire ses mémoires, mais il est honteux de vouloir les interdire.
Le chef de l'État bouleverse son agenda pour « se consacrer sur la gestion de la crise » du coronavirus : il va, enfin, faire l'unanimité autour de sa personne !
Interrogé, à la fin de l'entretien, sur l'attribution du César du meilleur réalisateur à Roman Polanski, Jean-Michel Blanquer a osé prendre une position en rupture avec la bien-pensance et recadrer, au passage, Frank Riester.
Gardons-nous des titres accrocheurs, qui jouent sur l'émotion et déforment la réalité.
Édouard Philippe veut amadouer les syndicats « réformistes » – dont il n'est pas certain que les adhérents ou les sympathisants approuvent les positions prises par leurs dirigeants.
À vouloir courir plusieurs lièvres à la fois, notre ancien Premier ministre risque de rentrer bredouille et de se retrouver Gros-Jean comme devant !
Sous prétexte de souligner l'innocence des enfants, on fait preuve d'une coupable indulgence à l'égard des fanatiques partis combattre au Proche-Orient.

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