Christophe Castaner

Rappelons tout d’abord le début de l’article 2 de notre Constitution : « La langue de la République est le français. »
Une enseignante « gilet jaune », militante syndicale, placée en garde à vue pour « injure publique envers le président de la République ».
Castaner est, clairement, une erreur de casting.
Il est quand même extraordinaire qu’un pouvoir qui se voulait transparent, ennemi juré des « fake news », soit pris la main dans le sac d’en avoir lancé une.
Démis de ses fonctions, l’homme pourrait sombrer dans la dépression, faire une bêtise et se voir admis en réanimation à la Salpêtrière. Ce serait ballot.
Donc, exit « l’attaque », place à « l’intrusion violente ».
Il semblerait que cette « attaque » n'ait jamais eu lieu que dans la vision macronienne du ministre de l'Intérieur
Sur la Toile, aussitôt, les geeks farceurs ont évoqué la mémoire de ce gentil garçon qui avait fait le buzz, il y a quelques mois, en s’interrogeant, tel le penseur de Rodin, sur un plateau télé : « Qui vous dit que je suis un homme ? »
J'attends, surtout, que Mme Belloubet et M. Castaner fassent enfin leur travail en enquêtant et saisissant la Justice.
Un simple gardien de la paix ne saurait, en dehors de ses éventuelles fautes personnelles, assumer pénalement et civilement une telle responsabilité.
Dans ce grand brouhaha, les questions nationales et sociales sont éludées.
"Recadré par le président, Castaner n'a plus droit à l'erreur." Certes, mais le président s'est-il "recadré" lui-même ?
On pourrait donner des dizaines d’exemples de préfets relevés de leur fonction par le pouvoir politique.
Un général qui perd une bataille par son incurie doit, évidemment, être limogé ! Castaner doit démissionner immédiatement...
Si le Président et son monde pensent avoir gagné et maîtriser la situation, bien des Français sont nettement plus inquiets pour la suite.
Je ne demande pas au ministre de l’Intérieur d’être un premier prix de vertu mais d’assurer ma sûreté et, par la même occasion, celle de mes compatriotes.
Deux célèbres gazettes concordent néanmoins sur le fil des événements : c’était le samedi 9 mars, au Noto, restaurant branché du VIIIe arrondissement parisien…
Rappelons que le gros cœur rouge d’Anne Hidalgo a coûté 650 000 €. Plus de la moitié, donc, de ce qu’il faudrait pour Sénanque. Mais les goûts et les couleurs…
La France qui donne des leçons de morale à la Terre entière, se faire réprimander comme une vulgaire république bananière qu’elle n’est pas !

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