Damien Lempereur : « Encore une fois, on est dans une instrumentalisation des faits par le ministre de l’Intérieur »

Polémique après l’intrusion de manifestants, le 1er mai, dans les locaux de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, intrusion que Christophe Castaner avait qualifiée, dans la soirée du 1er mai, d’« attaque ». Réaction de Damien Lempereur, porte-parole de Debout la France.

Un groupe de personne se serait introduit à la pitié Salpêtrière lors des manifestations du 1er mai. D’après le directeur et le ministre de l’Intérieur, ces personnes auraient été menaçantes. Or les vidéos semblent prouver le contraire.
Que s’est -il passé ce jour-là ?

On ne sait pas exactement ce qu’il s’est passé. Le ministre de l’Intérieur a menti. Il a dit que des personnels soignants de l’hôpital avaient été attaqués et des policiers blessés dans l’attaque.
Au-delà de ce qu’il s’est réellement passé, on est encore une fois dans une instrumentalisation des faits par le ministre de l’Intérieur. C’est une forme de manipulation de la vérité et finalement un mensonge. C’est incontestable.
Depuis le début du mouvement, on constate une volonté d’instrumentaliser pour faire l’amalgame entre les actes violents, les contestataires, les Gilets jaunes et tous ceux qui s’opposent au gouvernement.

Sommes-nous dans la continuité de la stratégie de communication du gouvernement depuis le début des Gilets jaunes ?

Oui, on est dans la continuité. Benjamin Griveaux a très vite parlé de peste brune. Je me souviens d’un manifestant qui avait fait un salut en disant ‘’ Ave César’’. Des membres de la majorité avaient expliqué que c’était un salut nazi ! On est dans la diabolisation systématique de la contestation. Il y a suffisamment de violence pour ne pas rajouter des violences imaginaires. Le deux poids, deux mesures est malheureusement habituel depuis le début du mouvement social.

Y a-t-il une course à l’échalote à celui qui représentera le mieux cette colère des Gilets jaunes ?

Je ne crois pas. En revanche, beaucoup de Gilets jaunes du début du mouvement ne se reconnaissent plus dans les manifestations du samedi. Ils ont estimé nécessaire de s’engager et de transformer politiquement la contestation. Chacun choisit en fonction de sa sensibilité. Benjamin Cauchy est gaulliste. Il rejoint très logiquement Nicolas Dupont-Aignan et Debout la France.
L’esprit initial du mouvement a été un peu perverti. Il faut donc maintenant trouver une solution politique. L’ élection proportionnelle à un tour est l’occasion idéale pour des citoyens de transformer politiquement la contestation.

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