Présidentielle 2027 : Jordan Bardella en tête dans la communauté LGBT

Jordan Bardella recueillerait 27 % des voix dans la communauté LGBT ; Gabriel Attal seulement 8 %...

C’est un coup de massue pour la bien-pensance. À un peu plus d’un an de l’élection présidentielle de 2027, l’IFOP a pris le pouls de la communauté « LGBT » et le bilan est sans appel. C’est Jordan Bardella qui arrive en tête des intentions de vote, avec 27 % des voix au premier tour. Un score en hausse de 10 points par rapport à une précédente enquête d'opinion réalisée en février 2022 par le même institut. Viennent ensuite Jean-Luc Mélenchon (25 %), Raphaël Glucksmann (10 %), Édouard Philippe (9 %), Gabriel Attal (8 %) ou encore Marine Tondelier (6 %).

Mais le magazine Têtu, qui a commandé ladite étude, s'échine à voir midi à sa porte et souligne ainsi la percée de LFI - pudiquement qualifiée de « gauche radicale » -, qui a progressé de 15 points depuis 2022. Dans le même temps, il relativise le score du RN : « L’extrême droite reste forte, mais se tasse », veut ainsi croire le mensuel. La hausse de 10 points du RN en quatre ans seulement n’est pas exactement un « tassement », mais passons…

L’analyse interdite

Comment expliquer cette percée du RN au sein de la communauté homosexuelle ? La gauche médiatique y perd son latin. « Imaginez ! 30 % des hommes gays voteraient pour Jordan Bardella au premier tour de l’élection présidentielle, s’il était le candidat du parti… Mais que s’est-il passé dans la communauté homosexuelle pour que le parti du père Le Pen devienne leur parti préféré ? », s’interrogeait la préposée à la revue de presse de France Inter, en décembre dernier, telle une poule devant un couteau. Ben oui, alors, que s’est-il donc passé en France, ces dernières décennies ? On se demande bien.

Même perplexité dans Le Monde, où un sociologue expliquait, en juin 2024, que les LGBT avaient bien tort de voter pour un « parti hétérosexiste » qui « n’a aucun scrupule à soutenir des régimes ultraconservateurs et ouvertement homophobes, comme la Russie de Vladimir Poutine ou la Hongrie de Viktor Orbán ». Évidemment, l’éminent chercheur n’avait pas eu la même sévérité envers ces gays qui votent pour l’extrême gauche pro-charia et pro-Hamas.

Un secret de polichinelle

La clef du succès du RN auprès des gays est pourtant évidente : « son programme sur la sécurité », explique François Kraus, directeur du pôle politique de l’IFOP. « Cet électorat vote par adhésion au RN et non plus seulement par rejet des autres partis », poursuit-il. Les homosexuels ont fini par comprendre qui les défend… et qui les met en danger. « Ce qui me séduit, chez Marine Le Pen, c’est qu’il y a l’insécurité et la lutte contre l’islamisme au cœur de son programme, déclarait ainsi Pierre, 30 ans, francilien gay, dès 2021, dans Têtu. J’ai grandi en cité en Seine-Saint-Denis, à Sevran et à Villepinte. J’ai été confronté tous les jours à l’insécurité. J’ai vu comment ça se passait dans ces quartiers… »

Dans son récit courageux, Pierre évoquait aussi, selon lui, le rôle négatif de l’islam. La gauche, elle, fait mine d’ignorer une réalité pourtant documentée par nombre d’études et de travaux. En 2019 déjà, un sondage de l'IFOP avait révélé le pot aux roses : on y avait appris que 63 % des personnes de confession musulmane interrogées percevaient l'homosexualité comme « une maladie » ou « une perversion sexuelle », contre 20 % chez les catholiques pratiquants, et que 29 % des musulmans estimaient que les violences contre les homosexuels sont « parfois compréhensibles ». Peut-être est-ce là une autre raison du soutien grandissant des LGBT pour les partis anti-immigration ? Allez savoir…

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

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