[ÉDITO] À Caen, triomphe du Canon français, bide du pique-nique LFI. Tout n’est pas fichu !

Ils étaient plus de 4 000 participants au banquet du Canon français... et une trentaine, peut-être, à manifester contre ce banquet...
Capture d'écran FdeSouche
Capture d'écran FdeSouche

Comme on dit, il n’y a pas photo ! Ce samedi 18 avril, à Caen, ils étaient plus de quatre mille participants au banquet du Canon français. En revanche, combien étaient-ils, au « pique-nique géant » lancé, le même jour, par la députée LFI au Parlement européen Emma Fourreau, pour « dire non au Banquet français à Caen » ? Difficile à dire. Des photos circulent sur les réseaux sociaux. Disons, à vue d’œil, une grosse vingtaine, peut-être une petite trentaine. Pas de quoi envisager le Grand Soir, d’autant que l’invitation avait été lancée pour onze heures du matin. À cette heure-là, un samedi, peut-être un lendemain de rave-party, c’était osé… Même pas de quoi, non plus, risquer le trouble à l’ordre public. Bref, on appelle ça un bide.

Pourtant, elle en a rameuté, du monde...

La Emma Fourreau, celle qui revendique fièrement pour seul « banquet » celui de « manger le riche ». Jeudi, veille du grand banquet de Caen, elle avait même plaidé sa cause au micro de RMC. Disons-le tout net : elle n’a pas convaincu grand-monde, avec son numéro, désormais classique chez LFI, « Les fascistes, ils sont partout ». Pour tout dire, elle s’est même fait laminer par Olivier Truchot : « Je vois des gens qui chantent, boivent, rigolent ensemble. Sincèrement, c’est très loin de ce que vous nous racontez. Vous nous racontez que c’est un repaire de nazis… On est quand même dans un pays de libertés… Et moi, ça m’inquiète, car vous êtes une élue et, finalement, vous avez des propos liberticides… Il faut défendre la liberté du pluralisme. » Des propos de bon sens. Réponse de la députée ? « Le racisme n’est pas une opinion. » Ce à quoi Truchot lui répond, sèchement : « Le racisme, vous ne l’avez pas démontré dans ce que vous dites. Chanter du Michel Sardou, ce n’est pas raciste. »

Stérin, la bête du Gévaudan de LFI

Mais Olivier Truchot a bien compris ce qui horripile Emma Fourreau et ses amis LfIstes dans l’organisation de ces banquets « franchouillards » : Stérin. Pierre-Édouard Stérin, la bête du Gévaudan de LFI, qui est actionnaire minoritaire du Canon français, depuis un an, via le fonds Odyssée Impact, comme le rappelle un article du Figaro. Notons quand même que les quatre mille personnes qui ont participé au banquet de Caen ont payé leur place (80 euros). Pas Stérin ! Payer sa place ? Un bien drôle de concept, peut-être, pour qui pense que tout n'est que subventions et allocations, en ce monde.

Donc, des nazis et des fachos partout. La preuve ? Le 10 avril, Emma Fourreau postait ce message, sur X : « Une partisane du banquet de Stérin est rentrée dans ma permanence pour y effectuer des saluts nazis. Sa photo, sa plaque d’immatriculation et un enregistrement audio ont été transmis aux autorités compétentes. L’extrême droite se sent pousser des ailes, on va la faire atterrir. » Pas de raison de ne pas croire Mme Fourreau, mais on espère tout de même qu’elle nous tiendra au courant des suites de cette ténébreuse affaire et qu'elle nous dira comment s'est passé l’atterrissage de « l’extrême droite ». Interrogé à ce sujet par Le Figaro, Géraud de La Tour, l’un des fondateurs du Canon français, a réagi très finement : « Nous n’avons pas de partisans, seulement des clients. » On imagine que Mme Fourreau a appris dans ses études à Sciences Po Rennes, sur le campus de Caen, ce qu’est un client dans une économie de marché.

 

Stérin, la bête noire de LFI. Mais au-delà de ce qui semble devenir une obsession chez LFI avec cette croisade contre le Canon français, il faut y voir surtout la haine de la France traditionnelle. Relisez l’article de Yves-Marie Sévillia sur le débat à l’Assemblée nationale au sujet des rave-parties. Tout y est. La France traditionnelle doit céder sa place à la « nouvelle France », ce n'est pas plus compliqué que ça. Cela dit, si c'est comme à Caen, ce n'est pas gagné, et c'est heureux !

 

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Georges Michel
Journaliste, éditorialiste à BV, colonel (ER)

Vos commentaires

67 commentaires

  1. ce bras d’honneur aux gauchos aigris me réjouit !!! la résistance du saucisson/pinard » à ceux qui « broutent » des graines germées

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