Toujours plus de taxes : la France s’attaque désormais aux serres de jardin
Des taxes, des taxes, toujours des taxes. La France est championne en matière d’impôts. Quand il s’agit de ponctionner les Français, elle n’a pas son pareil. Après avoir déniché, à l’aide de drones, les abris de jardin et les piscines non déclarés, le fisc va désormais s’attaquer aux détenteurs de serres.
Comme le rapportent nos confrères de Marie France, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) va désormais faire la traque à ce nouvel aménagement de jardin qui tend à se démocratiser. La facture s’annonce très lourde pour ceux qui auraient omis de déclarer une telle construction ou qui songent à en faire installer une.
En effet, le montant de la taxe d’aménagement a été actualisé en 2026 et il est pour le moins dissuasif. Le site service-public.gouv indique : « Hors Île-de-France, la valeur annuelle par m² est de 892 euros ; en Île-de-France, la valeur annuelle par m² est de 1 011 euros. » Cela concerne « toute création de surface de plancher close et couverte dont la superficie est supérieure à 5 m² et d’une hauteur de plafond supérieure ou égale à 1,80 mètre ». S'il y a eu oubli de déclaration, l'amende infligée pourrait aller de 1.200 à 6.000 euros par mètre carré et être assortie d'une obligation de démolition.
Glaneur d’euros
Le service des impôts considère qu’« une nouvelle construction augmente la valeur locative qui sert à calculer la taxe foncière et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires » et, par conséquent, la valeur du bien. Si vous avez envie de faire pousser vos salades et vos tomates sous serre, pour ne pas avoir à les acheter à prix d’or au supermarché ou parce que vous voulez savoir ce que vous mettez dans votre assiette, c’est forcément que vous êtes plus riche et, si vous êtes plus riche, votre maison vaut nécessairement plus : vous devez donc payer plus. À noter, également, qu’à cette taxe d’aménagement peut s’ajouter une taxe d’archéologie préventive, si vous avez le malheur de faire des fondations. Cela n’a évidemment aucun sens, mais quand il s’agit de faire raquer les Français, le gouvernement trouve des logiques à tout.
Pour faire passer la pilule, le fisc précise : « Cet impôt sert principalement à financer les équipements publics (voiries, écoles, transports, etc.) nécessaires aux futures constructions et aménagements. » Comment s’y opposer, dans ce cas ?
Tout ce qui est imposable est évidemment inopposable. Résultat : les Français payent à peu près pour tout. Les piscines et les abris de jardin, comme évoqué précédemment, sont taxés, mais également les petits colis, les ordures ménagères, le tabac, l’alcool, l’énergie, les voitures lourdes, les services numériques, les séjours, le ski de fond, l’ouverture des caveaux… Des taxes en tout genre auxquelles s’ajoutent des éco-contributions par-ci et des éco-participations par-là.
Semeur d'impôts
En tout et pour tout, la fondation iFRAP a recensé « 303 taxes et impôts, 89 cotisations et 46 contributions », pour un total de 438 possibilités pour l’État de se servir dans la poche des Français. Avec un nombre aussi important, c’est à se demander ce qui n’est pas encore taxé. Côté jardin, les barbecues en dur semblent pour le moment avoir échappé à la vigilance de la DGFiP, comme les terrains de boules particuliers. Il n’y a pas encore, non plus, d’impôt sur le mobilier de jardin ou les feuilles des arbres qui tombent à l’automne, mais ne crions pas victoire trop tôt.
Les Français sont étranglés par les prélèvements obligatoires, ce n’est plus un secret. Chose moins connue : pour collecter toutes ces sommes, l’État français dépense des milliards d'euros - 6,7, plus exactement, en additionnant les coûts de collecte de la DGFiP, de l’URSSAF et des douanes. Le serpent se mord la queue.
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120 commentaires
La fondation IFRAP effectue un audit général des comptes publics de grande qualité , et relève les disfonctionnements de la dépense . Sa directrice Agnes Verdier Molinie intervient fort á propos et fort librement pour vulgariser et éclairer sur des thèmes divers . Autre chose que la Cour des comptes dont la seule finalité , non avouée , est de servir d’alibi à l’incompétence et à la gabegie des dirigeants socilistes .