[UNE PROF EN FRANCE] Éducation nationale contre Excellence Ruralités

L’État et les médias ont lancé les chiens… Mais dans cette lutte de David contre Goliath, ils ne comprennent pas que David a déjà gagné.
david et goliath

Dans ces temps de trouble et de confusion, on cherche des points d’attache sûrs auxquels s’arrimer. Je vous en propose un : Excellence Ruralités. Comme d’habitude, ça tape, ça tape fort, ça tape de partout. Le chef d’orchestre de ce réseau d’écoles rurales, Jean-Baptiste Nouailhac, a répondu brillamment, dans une vidéo que l’on trouve sur les réseaux, comme LinkedIn, aux attaques que subissent les trois écoles du réseau, en posant de façon franche et saine les bases du débat : pour quelles raisons l’État lutte-t-il avec autant d’acharnement et de zèle sournois contre de petites structures scolarisant 40 élèves et ne nuisant à personne ?

Vous entendez la musique des Dents de la mer, en arrière-fond ?

Quand mes élèves dealent au coin de la rue, revendent des puffs dans la cour de récréation, font des roues arrière en vélo au milieu des voitures sur le parking à 16h30 ou provoquent des bagarres dans le supermarché qui est en face, les élèves du cours Aliénor d’Aquitaine d'Esse hissent cinq drapeaux (français, européen, essois, charentais et de l’école), tous les lundis matin, en déclamant : « Nous levons ces couleurs en mémoire de ceux qui nous les ont transmises, de ceux qui sont morts pour que nous restions français, de notre pays qui nous permet d’étudier et de nos parents qui nous ont inscrits au cours Aliénor d’Aquitaine car ils veulent le meilleur pour nous » (Le Monde, 7 mai 2026). On n’entend pas parler de ces écoles dans la rubrique faits divers des journaux, contrairement aux écoles des quartiers prioritaires, malgré les milliards qui y sont déversés chaque année, à partir de nos poches, dans le cadre des diverses facettes de la « politique de la ville ».

Les campagnes, elles, ne bénéficient pas de cette manne. Que reproche-t-on à ces écoles ? Les petits effectifs, la discipline, l’ancrage territorial ? Le patriotisme, l’exigence académique ? De soutenir les Français de la diagonale du vide, abandonnés par l’État, fils d’agriculteurs et filles d’infirmières libérales, enfants de ruraux ? Que font-elles donc pour que Libération puisse nous tenir en haleine en affirmant que « derrière cette communication soigneusement construite apparaît aujourd’hui une réalité beaucoup plus inquiétante et dangereuse » (Libération, 15 mai 2026). Vous entendez la musique des Dents de la mer, en arrière-fond ? Le Mal rôde… Il prend la forme d’une écolière en uniforme, mais il est là, Yannick Trigance, secrétaire national PS Éducation, le sent, il le sait, il le voit. Pour lui, « la véritable urgence est de reconstruire une ambition publique pour l’école rurale ». Reconstruire ? Mais qui l’a détruite ? Qui a ruiné l’ambition des hussards noirs de la République qui, pour l’essentiel d’entre eux, abondaient fort à gauche mais respectaient vraiment les enfants du peuple, du peuple de France ?

Horreur : des écoles qui reçoivent l'aide de Stérin...

Il est chafouin, Yannick Trigance, comme tous ceux qui n’ont comme logiciel mental que le flot incessant du robinet financier de l’État. Il est chafouin parce que le modèle d’Excellence Ruralités fonctionne, porte du fruit, forme une centaine d’enfants sans argent public en cherchant ailleurs les financements dont il a besoin pour peser le moins possible sur le budget des familles. Mais c’est là que le bât blesse, c’est pour cela que les loups hurlent et que tous ceux qui ont depuis longtemps plié l’échine devant les gauchistes, les déviants et les traîtres se pâment d’horreur : ces écoles reçoivent l’aide de généreux donateurs, parmi lesquels Pierre-Edouard Stérin. Vade retro ! L’État subventionne les écoles coraniques sous couvert d’associations culturelles et donne largement son agrément à toutes les associations homophiles et transprosélytes qui se présentent. On a eu Jack Lang et Najat Vallaud-Belkacem comme ministres, mais on ne fait que des choses neutres et dénuées d’idéologie à l’école, on est propre, on est pur et on ne transmet aucune orientation politique, on éduque juste à l’esprit critique, à la tolérance et à la liberté d’expression !

Enfin l’État et les médias ont lancé les chiens… Mais dans cette lutte de David contre Goliath, ils ne comprennent pas que David a déjà gagné. Ce n’est qu’une question de temps. Car il y aura toujours des hommes pour défendre le Beau et l’Exigence contre la médiocrité et la laideur.

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Virginie Fontcalel
Professeur de Lettres

Vos commentaires

28 commentaires

  1. La gauche a détruite l’école Française pièce par pièce, et en accélérant fortement depuis les années 90, afin de briser tout ancrage à la culture Française, et pour rendre les cerveaux plus malléables et lavés pour y inscrire ses precepts. Elle a fait cela de façon méthodique et organisée, comme savent le faire tout les régimes d’origine communiste/socialiste; la droite n’a pas eu le courage de la défendre, comme à son habitude en France.

  2. Que de temps, d’argent, d’energie perdu et de jeunes vies gâchées !
    Merci les chirac, sarkosy, hollande, macron et autres malfaisants de gauche et pseudo droite.
    Je crois (j’espère ?) en la justice immanente

  3. Il faut reconnaître que la Babylone qu’est devenue l’école publique cultive effectivement un principe d’excellence… du degré zéro de l’intelligence et de la culture.

  4. Ils ne pensent qu’à détruire et manipuler les gens, donc moins on en sait, mieux c’est pour eux.

  5. Certes, pour reprendre vos mots, il y aura toujours des hommes pour défendre le Beau et l’Exigence contre la médiocrité et la laideur. Mais la France saura t’elle se relever après tant d’année de lâcheté. Que fera t’on de toute ces jeunesses abandonnées, sans formation, mais biberonnées au sentiment d’injustice? Merci, comme toujours, madame de Fontcalel pour vos articles éclairants et pleins d’espoir.

  6. La gauche se vautre dans l’égalitarisme de la médiocrité.
    La beauté, l’excellence, la performance lui sont étrangers.
    C’est bien la première fois qu’elle déteste l’étranger…

  7.  » on éduque juste à l’esprit critique, à la tolérance et à la liberté d’expression  »
    Mais n’avez vous donc pas compris que c’est justement cela qui les gène ?
    le fascisme n’est pas là où « on » le montre….il est là, tous les jours, chez nous.

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