Stéphane Buffetaut
Chroniqueur à BV, élu de Vendée, ancien député européen
L’Allemagne, comme toute nation, n’a pas d’amis mais des intérêts. Et a pris l’habitude de prendre des décisions aux répercussions importantes pour l’Europe sans trop s’embarrasser de concertation...
En fin de compte, le président de la République apparaît plus comme une sorte de haut technocrate que comme un homme d’Etat.
La ritournelle sur le Brexit cause de tous les mots évoque encore Molière : « Toute l’excellence de leur art consiste en un pompeux galimatias et un spécieux babil, qui vous donne des mots pour des raisons, et des promesses pour des effets. »
Fatalité, que les OQTF ne soient quasiment jamais exécutées ? Fatalité, le laxisme migratoire ? Fatalité, le wokisme ? Non, choix politiques délibérés.
Ce matin-là, Emmanuel Macron a « gazouillé » : « We do not want a world war » (« Nous ne voulons pas de guerre mondiale »), actant ainsi qu’il ne considère plus le français comme une langue internationale.
Dans l’Union européenne, aucun État membre n’atteint le taux de renouvellement des générations. Il est vrai que l’Union européenne a trouvé la solution : l’immigration.
Et s’il existe des députés de seconde zone, y aurait-il aussi des électeurs de seconde zone ?
On criera évidemment à la machination de la toujours méchante extrême droite.
Tout ce bruit parce qu’un parti conservateur national a remporté les élections en s’alliant avec un parti régionaliste et la droite classique.
Le retour au réel est cuisant. Il l’a été et continuera de l’être si cette formation s’obstine à demeurer dans l’ambiguïté...
Cette proposition émane à l’évidence d’un personnage qui n’a jamais été un élu rural et qui regarde la ruralité au travers des lunettes déformantes de la technocratie.
Force est de constater qu’avec le temps, la Ve république semble plutôt cumuler les inconvénients de la monarchie et de la république plutôt que d’en conjuguer les avantages !
Le Président avait déjà sorti de son chapeau la « Convention citoyenne pour le climat » composée de 150 personnes tirées au sort.
Des relations apaisées ne peuvent se concevoir si l’une des parties entretient la haine de l’autre.
On nous invente aujourd’hui le climato-coupable ennemi de la planète, voué aux vitupérations de Greta Thunberg et désigné à la détestation de jeunes gens manipulés.
Ne pas vouloir qualifier l’obscurantisme musulman est une lâcheté de plus qui ne peut qu’encourager les fanatiques islamistes.
Aujourd’hui, cette enclave islamique, reste un lieu d’instabilité et de troubles. Les minorités serbes et tziganes, chrétiennes, y sont perpétuellement menacées.
Transformer Frontex en agence d’assistance aux migrants ou, mieux, la détruire, c’est, du même coup, détruire le mythe de « souveraineté européenne » cher à Macron.
Monsieur Dupond-Moretti peut bien vitupérer à l’Assemblée nationale, la question de l’immigration et de la non-assimilation de certaines populations est le grand échec de la Ve République.
Lors de son entretien du 14 Juillet, le président de la République a évoqué la question de la réforme des retraites. Or a été éludée et est toujours éludée la question de la démographie.
C’est une sorte de gouvernement par défaut que M. Macron a nommé. À défaut de mieux. À défaut, surtout, de l’adhésion des Français.
Le vrai scandale réside dans cette gauche qui devrait être honteuse et prétend donner des leçons de morale politique, et dans l’attitude de ce centre droit dont la lâcheté munichoise ne semble pas avoir de limites.
Que conclure, donc, de cette présidence française macroniste ? Un non-événement.
Détachée des réalités nationales, elle joue avec le feu dans un jeu géopolitique qu’elle ne peut maîtriser puisqu’elle n’a ni armée, ni diplomatie réelle, ni même profondeur historique.
À l’évidence, nous sommes aujourd’hui en face d’une entreprise idéologique de grande ampleur contre les libertés démocratiques des peuples.
Élisabeth II incarne le devoir dans un monde où l’on veut nous faire croire que seuls importent le choix individuel immédiat, le caprice du consommateur, le confort de l’égoïsme.
La France n’est que le marchepied des ambitions européennes de Macron. Les cinq ans à venir seront ceux d’un combat incessant contre sa volonté de défaire la France, tant sur le plan de la civilisation que sur celui de la souveraineté.
Ainsi « le peuple souverain » n’est-il plus souverain de rien, sauf d’une illusion de souveraineté, tandis que la réalité du pouvoir se situe au sein des réseaux d’une sorte de caste mondialisée, mercantile et technicienne, qui rêve de gouvernement mondial.
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Que les familles des victimes parlent est très compliqué pour le gouvernement






















































