L’Union européenne se veut et se proclame « ouverte et inclusive ». Et pense qu’il convient de donner sans cesse des preuves de son « ouverture » et de son caractère « inclusif ». Inclusif des minorités mais exclusif de la majorité qui doit faire profil bas car elle incarne nécessairement le schéma néo-marxiste du dominant/dominé. La démocratie, qui a pour principe de fonctionnement que la majorité gouverne, doit donc s’estomper pour faire place à l’eurocrature qui la surplombe et à la dictature des minorités qui la mine de l’intérieur, au nom des « valeurs européennes » et des « principes démocratiques » qui remplacent la démocratie concrète.

La lutte contre la « stigmatisation » et « l’exclusion » trouve à se manifester de façon emblématique dans l’attitude à l’égard de l’Islam. Par peur de se faire accuser de racisme, l’islam est devenu la seule religion qu’il est interdit de critiquer. Mais, jusqu’à la preuve du contraire, l’Islam n’est pas une race.

Pour démontrer à tous combien elle est ouverte et amicale pour le monde musulman, l’UE ne cesse de se soumettre et de prouver, dans sa communication, son caractère philo-islamique et de se défendre de toute racine chrétienne. Chacun se souvient qu’en octobre 2021 avait été diffusé « par erreur », mais sous l’autorité de Mme Helena Dalli, Commissaire européenne à l’égalité, un « Guide pratique sur la façon de communiquer de manière inclusive avec la jeunesse internationale » rédigé par l’Erasmus student network, organisation étudiante fondée à Gand le 16 octobre 1989 pour l’accueil et l’intégration des étudiants étrangers. Il était recommandé aux fonctionnaires européens de s’y référer dans l’ensemble de leur communication et préconisé, par exemple, de ne plus souhaiter un joyeux Noël, et, pire encore, de ne pas utiliser des prénoms typiques d’une religion comme « Maria et John ». La Commission voulait ainsi rappeler de ne pas « présupposer que tout le monde est chrétien ». Au nom de l’inclusion, on excluait ainsi la majorité des européens au nom d’un délire transcivilisationnel qui vise, en pratique à purger ce qui reste de civilisation européenne de ses origines et valeurs chrétiennes. Ce qui est contraire à l’article 3 du traité de l’Union européenne qui indique que celle-ci : « veille à la sauvegarde et au développement du patrimoine culturel européen ». La Commission viole ainsi ses propres obligations puisqu’elle est supposée être gardienne des traités. Elle fait de plus une pression indirecte sur ses agents en suggérant qu’il existe de « mauvais prénoms », comme par hasard les prénoms chrétiens.

L’affaire avait fait grand bruit, le guide avait été retiré et, comme de juste, on avait incriminé une polémique excessive exploitée par la méchante extrême droite europhobe. Mais voilà que le programme Erasmus, coïncidence intéressante, vient de publier un visuel pour la promotion du prix européen de l’enseignement (publié le 21 septembre 2022) où figure une très souriante petite fille voilée. Ce document a été très vite retiré en raison des nombreuses protestations qu’il a soulevées, depuis Horizons jusqu’à Reconquête, en passant par le Rassemblement national.

On criera évidemment à la machination de la toujours méchante extrême droite. La réalité est que montrer une fillette à l’air très heureuse portant un est un message inquiétant. Cet élément de vêtement, qui est marque de soumission de la femme, de la jeune femme et de la petite fille, est ainsi suggéré comme facteur de bonheur. A l’heure où des Iraniennes et des Iraniens se font abattre pour réclamer la liberté de ne pas porter le voile, cette affiche est particulièrement choquante et même scandaleuse.

Mahsa Amini, cette jeune Iranienne arrêtée et tuée par la police des mœurs islamiques pour avoir mal ajusté son voile, est décédée le 16 septembre, c'est-à-dire cinq jours avant la publication par les services d’Erasmus de l’affiche qui a fait scandale. Et personne dans l’eurocratie bruxelloise n’a perçu l’indécence que cette publication revêtait en de telles circonstances!

On est ainsi en droit de s’interroger sur les « fameuses valeurs européennes » qui consistent surtout à trahir ce qui est le propre de l’Europe : la civilisation chrétienne reposant sur des fondements gréco-romains. La frénésie à nier et effacer les racines chrétiennes de l’Europe est non seulement stupide mais encore suicidaire. Croit-on que la société consumériste, américanisée et vulgaire, qui ne voit d’autre horizon humain que l’achat du dernier téléphone, des baskets à la mode, de l’écran plat surdimensionné et au bout du chemin l’euthanasie, est en capacité de séduire les populations qui viennent d’autres aires de civilisation et notamment du monde islamique ?

Il est possible de se demander si la haine du christianisme de certains ne les pousse pas à faire le lit de l’islam en Europe. Ces adeptes sectaires de la « raison, du progrès et des lumières », tel Monsieur Macron, risquent fort de connaître un jour le cimeterre, ce qui convenons-en, est moins agréable que les délices du matérialisme.

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2 octobre 2022

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27 commentaires

  1. En fait ils font une double publicité :

    1er temps publicité pour l’islamisme en montrant des porteuses de voile heureuses
    2è temps publicité contre la méchante extrême droite qui les oblige à retirer leur image inclusive.

    Ils ont gagné sur tous les tableaux

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