Yaël Braun-Pivet laissera-t-elle passer le chahut d’Assa Traoré en pleine Assemblée nationale ?

Ce 7 juillet, la militante indigéniste et ses partisans se sont installés sur les balcons du palais Bourbon pour hurler des slogans.
Capture d'écran LCP
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Mise à jour :

Selon nos informations, le bureau de l'Assemblée nationale composé de 22 membres et présidé par Yael Braun Pivet vient d'être saisi de cet incident pour sanctions éventuelles. Il se réunira la semaine prochaine. Yaël Braun-Pivet n'était pas elle-même au perchoir lors de l'incident, la séance était présidée par Hélène Laporte (RN). L'article a été modifié ce 9 juillet.

 

Ce 7 juillet, la militante indigéniste Assa Traoré et ses partisans, notamment des représentants de victimes d’actions policières, s'installent sur les balcons ouverts au grand public au cœur du palais Bourbon et se mettent à hurler des slogans. Aux côtés des manifestants, on aperçoit plusieurs femmes à la tête couverte et voilées de blanc. La séance est consacrée à la loi sur la présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes qui font usage de leur arme – la loi a été adoptée, avec les voix de la Macronie et celles de l’alliance UDR-RN. Cette agitatrice dont les revenus liés à quelques contrats de grandes marques lui offrent une vie confortable de militante antifrançaise hurle : « Pas de justice, pas de paix ! » La scène scandalise les députés.

Une manifestation bruyante supplémentaire de l’ultra-gauche, devenue maîtresse dans l’art de braver la discipline et la bienséance qui formaient jusqu’ici un consensus parmi les Français, a fortiori élus du peuple. Mais le cœur du scandale n’est pas là, comme le souligne, sur X, Pierre Sautarel, de Fdesouche. La séance était présidée par Hélène Laporte (RN), mais aucun mot de condamnation n'est venu de la part de Yaël Braun-Pivet, pourtant si prompte à réagir dans d’autres cas. Les sanctions officielles viendront-elles ? Selon nos informations, le bureau de l'Assemblée nationale composé de 22 membres et présidé par Yael Braun Pivet vient d'être saisi de cet incident pour sanctions éventuelles. Il se réunira la semaine prochaine.

Le précédent du retraité condamné

Le 16 mai dernier, rappelle FdeSouche, un retraité de 75 ans avait été condamné pour avoir crié « On en a marre de vous ! » en tribune et lancé des feuilles. Invité par une députée socialiste, il avait interrompu la séance après les propos du ministre de la Santé sur l'hantavirus : il avait écopé de 120 jours-amende à 8 euros. Motif de la condamnation : outrage envers des personnes chargées de l’autorité publique, soit les députés présents et la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet. Le procureur avait requis quatre mois de prison avec sursis et 1.500 euros d’amende. La présidente de l’Assemblée a parfois la main lourde.

L’Assemblée a distribué 26 sanctions, entre 1958 et 2016, mais... 145 sur les dix dernières années, a calculé Europe 1, en avril dernier. Cette inflation concernait, pour un cas sur deux, des élus LFI, le groupe le plus sanctionné ces dernières années, devant… le RN.

Pro-migrants, pro-euthanasie, anti-héritage (« un truc pas sain », selon elle), la présidente macroniste de l'Assemblée a trouvé le moyen de regretter la minute de silence observée après le massacre de Quentin Deranque par les hommes de main du député LFI Raphaël Arnault !

Provocation anti-France

En venant porter le chahut au cœur de l’Assemblée, la militante proche de LFI a franchi une nouvelle étape dans un parcours de contestation radicale de l’ordre et de l’autorité de l’État. Voilà quelques jours, celle qui s’est permis de perturber une séance de l’Assemblée a inauguré une plaque commémorative à Beaumont-sur-Oise, en hommage à son frère Adama Traoré, décédé après une confrontation avec des gendarmes en 2016. Une façon, pour le Comité Justice pour Adama, de maintenir que Traoré est bien la victime de violences policières sur fond de racisme institutionnel français, alors même que la Cour de cassation a confirmé un non-lieu pour les trois gendarmes impliqués dans l'affaire.

La contestation bruyante de Traoré prend des allures de provocation anti-France et d’entreprise de déstabilisation, au cœur même de la représentation nationale et du pouvoir législatif. Mais pour Yaël Braun-Pivet, apparemment, rien de grave.

Picture of Marc Baudriller
Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

101 commentaires

  1. Vous appelez encore Yael Braun Pivet cela une Présidente de l’Assemblée Nationale !!
    Ridicule avec son marteau qui demande , Mesdames, Messieurs les députés ,s il vous plait de grâce du calme ,quelle autorité !! la plupart des intervenants continuent sans mettre se soucier de ses paroles …
    Elle est à la tête d’un colonie de vacances dont les joyeux drilles toutes tendance confondues, se donnent en spectacle de manière lamentable et à nos frais.
    Heureusement pour eux , les éclats de voix à gorge déployée seront après totalement rassasiés grâce à la buvette de l’Assemblée et probablement là auront lieu des tapes amicales entre eux avant de rejoindre leur voiture de fonction avec chauffeur et la cocarde tricolore sur leur parebrise.
    On ose appelé cela encore pour certains l’Assemblée Nationale dont beaucoup de français qui se sont ,comme moi, compromis pendant quelques instants à regarder ce spectacle pitoyable qui donne la vraie image de la France politicarde à l’Etranger. Quelle référence!!
    Insultes , menaces physiques, interventions des huissiers dont l’un a failli basculer de la rambarde.
    Si cela continue les zones de banlieue viendront chercher des références à l’Assemblée qui se transforme en quasi pemanence en un véritable foutoir, et le mot choisi est faible.
    Bref le vrai visage du pays et de ce qu’il en découle tous les jours pour les français qui par leur travail de plus en plus dur et incertain pour l’avenir d’eux mêmes et de leurs enfants assistent à ces scènes pitoyables.
    Il serait temps qu’au niveau financier le FMI comme il l’ a fait pour la Grèce , nous mettent les pieds dans le plat…

  2. La règle quand on a le privilège d’assister aux débats de l’Asssemblée depuis les tribunes, c’est de rester silencieux et calme. Les Députés, des élus, eux, sont en bas et non dans les tribunes. On en apprécie certains ou on en déteste d’autres, mais l’on se tait. La règle, pour le (ou la) président de séance c’est de faire taire et évacuer, immédiatement, les fauteurs de troubles. C’est en cela que Madame Y.B.P n’est nullement à la hauteur de sa fonction. Elle a laissé faire.

  3. Bien sûr qu’elle laissera passer… Pour bien énerver les Français a un an des elections. Ne le dites à personne, madame Braun-Pivet travaille en sous main pour le RN…

  4. Cette présidente est incompétente. Comme Hidalgo, Ernotte, Taubira, Lauvergeon, desCars,…. etc…Où sont les Chaban-Delmas, Edgar Faure, J-Louis Debré, Seguin ?? Jusqu’où va-t-on poursuivre cette discrimination positive idiote ?

  5. Braun Pivet est une gauchiste. Sa minute de silence pour un « pauvre petit ange parti trop tôt » était une infamie. Son idée, etrange et infâme, d’obliger les policiers chargés de sa protection de nourrir ses poulets dans son logement du Vésinet, a montré le mépris que cette « aristocrate » de la gauche caviar était réellement : une vulgaire profiteuse du système.

  6. Philippe Pierre 69 dit :
    10 juillet 2026 à 7 h 56 min
    L’extrême droite peut être ?

    Répondre
    poulbotdit :
    10 juillet 2026 à 11 h 57 min
    Votre question est nul , vous savez parfaitement qui a invité ces perturbateurs professionnels , ces anti-France.

    M. Poulbot, si ma question vous parait nulLE, votre sens de l’humour l’est tout autant

    • Excusons quand même son « manque d’humour » car parfois on répondu trop vite sous les feux de la passion et trop tard le message est envoyé. S’il lit « Boulevard Voltaire » on peut lui pardonner.

  7. QR code pour aller voir le défilé sur les champs élysee. Et pour rentrée à l assemblée nationale c est open bar ou être invité. Donc qui a invité ses individuS.?

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