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Pierre Marcellesi
Chroniqueur cinéma à BV, diplômé de l'Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA) et maîtrise de cinéma à l'Université de Paris Nanterre
Le récit suit quatre malfrats un peu bas de plafond qui, après avoir lamentablement raté un assassinat à Marseille, retournent en Corse et décident de kidnapper Sophie Marceau...
Sorte de polar crépusculaire et enneigé à dimension ésotérique, The Pale Blue Eye nous transporte en 1830 dans la prestigieuse académie militaire de West Point, dans l’État de New York.
Avec Nostalgia, son dernier film en date, le réalisateur Mario Martone choisit de porter à l’écran le roman homonyme d’Ermanno Rea.
film Vivre
Une existence monotone que cet homme dévoué, consciencieux, aurait prolongée si son médecin ne lui avait diagnostiqué une maladie grave et incurable.
Les Banshees d’Inisherin, véritable western irlandais, ravira, à coup sûr, les amoureux de la verte Érin, ne serait-ce que par ses paysages magnifiques et son humour typique, pince-sans-rire.
Signé Michele Placido, ce long-métrage s’inscrit à merveille dans la carrière d’un cinéaste-comédien qui n’a jamais caché sa fascination pour les scélérats et marginaux de tous poils.
Éloge de la nature, des grands espaces et du temps long, Les Huit Montagnes est à appréhender avant toute chose comme la célébration de la nostalgie, des liens durables, de la parole donnée et des vertus de l’amitié inconditionnelle.
Ou comment un woke se voit reprocher de ne pas l’être suffisamment par les autres et se confond en excuses.
Sur le fond, les discours idéologiques n’ont pas changé : on a droit à cette espèce de fausse mauvaise conscience narcissique de l'homme blanc occidental...
En interview, le cinéaste confiait : "je voulais que le film puisse clairement signifier que chaque naissance compte, que chaque vie a sa place"
Le film est passionnant d’un point de vue anthropologique. Il nous donne à voir un milieu qui, par essence, privilégie l’émotion et les sentiments sur la raison.
Le film est une synthèse appréciable sur l’affaire Weinstein, revenant de long en large sur le système mis en place par le producteur pour attirer ses proies à l’hôtel, abuser d’elles et acheter leur silence via sa société de production
Couleurs d'incendie s’inscrit avec humilité dans la pure tradition du cinéma classique français des années 30 aux années 50, époque où les cinéastes savaient encore s’effacer devant leurs œuvres...
Le cinéaste et les producteurs se prêtent au même jeu malsain que les journalistes du Monde ou de France Info : ils focalisent sur la résilience de Leiris, à grand coups de plans démonstratifs, de dialogues larmoyants et de moments de joie calculés, nous privent de toute réflexion sur l’état de la société et nous dissuadent d’employer notre colère la plus saine.
Le réalisateur imagine une intrigue policière au sein de l’université al-Azhar, mettant aux prises les autorités religieuses et les autorités politiques du pays.
Avec humour et délicatesse, les deux réalisateurs retracent au rythme du jazz les moments forts de quelque huit nouvelles du Petit Nicolas.
Portrait hagiographique d’une personnalité de gauche qui s’ignorait, le film d’Olivier Dahan se refuse absolument à tout regard critique sur le parcours politique de Simone Veil...
Qu’il s’agisse des enregistrements vidéo des caméras de surveillance, des écoutes, des filatures, des fausses pistes, des interrogatoires qui ne mènent à rien, des coups de bluff et des coups de chance, tout nous est raconté.
Avec Sans filtre (Triangle of Sadness, en version originale), Ruben Östlund s’en prend aux profiteurs et parvenus de tous poils, ces happy few qui gangrènent la société et jouissent de ses bienfaits.
Le film revient sur les conséquences d’un attentat (fictif) survenu dans une brasserie parisienne où la plupart des clients et une partie du personnel ont été froidement assassinés par un djihadiste.
Pour les vieillards qui nous sont montrés à l’écran, c’est donc une question de civisme.
Tout le film de Lola Quivoron, à défaut de faire l’éloge du rodéo urbain, célèbre et glamourise le mode de vie des « cailleras »
Récit dense et foisonnant, parfaitement agencé sur deux temporalités, passé et présent, Rebel offre un tour d’horizon inédit au cinéma de l’ambiance de mort qui règne en Syrie.
Un film d’une rare maîtrise, véritable chef-d’œuvre devant lequel on ne voit pas le temps passer.
Portrait acerbe d’une jeunesse occidentale de plus en plus individualiste, calculatrice et décadente, pourrie par le désir maladif de reconnaissance sociale, La Veronica est un bon film défouloir.
Allégorie d’un peuple qui cumule les crises au point de se laisser tenter par l’exil, Costa Brava, Lebanon tient un discours dubitatif à l’égard de la fuite, et affirme la nécessité de faire bouger les choses de l’intérieur.
Porté par deux comédiens bien de chez nous, Denis Ménochet et Marina Foïs, le film raconte l’enfer que va subir un couple de Français venus s’installer en Galice afin d’y vivre de la culture maraîchère biologique.

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