Le 13 mai 2014, le gouvernement provisoire ukrainien mené par le Premier ministre Arseni Iatseniouk sera reçu par la à Bruxelles. Mais quel gouvernement ?

Un gouvernement qui s’est proclamé illégitimement à Kiev après avoir destitué, par la rébellion, le gouvernement légitime. Pourtant, le gouvernement de Viktor Ianoukovitch a bien été élu démocratiquement, même s’il était totalement corrompu. Il avait lui-même succédé à un gouvernement tout aussi corrompu dirigé par Ioulia Timochenko et qui a l’audace de se représenter !

Ce gouvernement illégitime, dont les premières mesures ont été totalement irresponsables, et qui a créé une fracture irrémédiable avec l’autre moitié de l’, celle de l’Est, notamment en interdisant la pratique de la langue russe parlée par 50 % de la population.

Ce gouvernement qui se comporte actuellement avec la population d’une moitié du pays très exactement comme s’est comporté contre lui l’ancien gouvernement (même en pire : voir Odessa !), c’est-à-dire en envoyant les forces abattre les opposants et mettre l’Ukraine au bord de la guerre civile.

Et pourquoi la Commission européenne ne recevrait-elle pas également l’autre gouvernement illégitime (les pro-Russes) qui s’est proclamé dans l’est du pays, après une rébellion identique à celle de la place Maïdan ?

Ni l’un ni l’autre ne représentent l’Ukraine pour le moment, et seul un permettra d’élire démocratiquement un futur gouvernement qui n’aura qu’une autorité illusoire et temporaire. Quel que soit le résultat de ce référendum, il sera inapplicable car contesté avec violence par le parti perdant.

Vladimir Poutine a obtenu ce qu’il désirait : la Crimée et son port. Ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine lui importe peu. Il pourrait très bien intervenir afin de protéger la population pro-russe qui réclame son aide mais il préfère laisser l’Union européenne les pieds dans la gadoue et devant l’obligation d’aider financièrement les prétendus représentants d’un peuple qui ne représentent en fait qu’eux-mêmes.

Demain, une partition du pays sera inévitable : l’Ouest soutenu par l’Union européenne et l’Est aidé par la .

Qui s’en sortira le mieux ? Je parie que ce ne sera pas l’Ouest…

11 mai 2014

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