[Satire à vue] Bientôt, le couteau suisse… sans lame

© Victorinox
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La droite, dite extrême, n'a rien compris. Une entreprise helvétique particulièrement ingénieuse arrive à point nommé pour démontrer qu'un « vivre ensemble » harmonieux est possible. La multiplication des attaques à l'arme blanche menaçait les ventes du couteau suisse ? Qu'à cela ne tienne, il sera désormais dépourvu de lame. Le seul moyen de ne pas voir le produit interdit dans les lieux publics de divers pays en proie aux agressions était celui-là. Éric Zemmour peut revoir son programme. Un peu d'imagination, quelques adaptations, et ce qu'il dénonce n'existe plus.

Voyez la scène. Muni de l'outil, l'agresseur belliqueux sort le tire-bouchon puis le cure-dents, la lime à ongles, l'ouvre-boîte, la pince à épiler... rien ne convient. Le modèle haut de gamme comporte 73 fonctionnalités. Durant l'inventaire, la victime potentielle a le temps de rejoindre tranquillement un commerce du métro faisant officie de « safe place ». Elle en profitera pour faire quelques achats. Un peigne sans dents, une pioche sans manche et quelques babioles de rien. La déclinaison du concept est infinie. Immeubles sans fenêtres pour éviter les jets de projectiles sur les policiers, camions sans roues, concerts sans spectateurs... le terroriste islamiste est bien eu. Et Zemmour de publier un nouvel ouvrage : sans pages à dévorer d'une traite.

L'avenir de l'agression, c'est le tire-bouchon 

Au Royaume-Uni, où les attaques ont été qualifiées d'urgence nationale, le nouveau couteau suisse arrive en terrain conquis. 285 morts par arme blanche, entre mars 2017 et mars 2018. Assez de comptages morbides. Fin 2024, l'annonce de 450 personnes tire-bouchonnées viendra dédramatiser le phénomène. Avec un peu d'adresse, l'agresseur se sera adapté à la formule « tout-en-un ». L'ouvre-boîte pour entrer dans une discothèque, le tournevis, le coupe-ongles, le coupe-tête.. à chaque accessoire son utilisation propre.

À l'image d'autres entreprises, cette société inventive s'adapte tant bien que mal aux législations dérisoires mises en place pour lutter contre les effets collatéraux de l'invasion migratoire. Fuite en avant et contournements... Des altercations sanglantes surviennent, suite à un coup de Klaxon™. Supprimons les avertisseurs sur les voitures ! Petit à petit, l'oiseau fait son nid. Société sans porc, sans alcool et sans églises... Non mais, sans blagues ! Ne serions-nous pas en route pour une démocratie sans liberté ?

Jany Leroy
Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

24 commentaires

  1. Comme si on avait besoin d’un couteau pour tuer quelqu’un , un simple stylo bille peux tuer si on c’est s’en servir.

  2. J’ai tjs sur moi un petit Sauveterre, dans son étui en cuir. Sera-t-il considéré comme une arme ? Alors qu’il m’est opportunément utile dans certains restaurants où les couteaux ressemblent à un rebord de lavabo. Mon grand-père avait toujours sur lui le Laguiole avec le poinçon indispensable pour ajuster sa ceinture. Drôle d’époque !

  3. A quand la disparition de tous les couteaux? Plus personne à planter, plus de racisme…Comment pratiquait l’homme des cavernes? Il mangeait avec ses doigts. On est d’ailleurs en train d’y revenir.

  4. Merci madame pour ce texte. Permettez-moi d’allonger votre liste « à la Prévert » d’inepties avec quelques réminiscences: le marteau à bomber le verre, la boîte d’impacts (très utile sur un pas de tir), la boîte d’étincelles bleues (pour l’allumage), la masse à enfoncer le piquet d’incendie….ma mémoire défaille…

    • La lime à épaissir, la clef du champ de tir… ou celle pour fermer les pistes d’atterrissage…

  5. Après le « sans pages à dévorer d’une traite » on peut aussi dévorer d’une traite l’histoire de l’esclavage ou la vie d’un éleveur de bovins !

  6. Tout à fait exact. Il ne sert à rien de multiplier les protections contre le fléau ( commissariats protégés, vigie pirate, police municipale armée, caméras de surveillance …) mais tout simplement d’arrêter la cause : arrêt de l’immigration et peines de prisons lourdes (15.000 place disponibles tout de suite en renvoyant les étrangers). Mais il est plus facile de dépenser des millions que nous n’avons plus, de “fliquer” les citoyens qui courbent le dos. Qui aura enfin le courage de faire cela, avec ou sans referendum d’ailleurs?

Commentaires fermés.

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