Culture - Discours - Editoriaux - Médias - Sciences - Société - 23 septembre 2016

Pourquoi nos sociétés fabriquent-elles des djihadistes ?

Beaucoup s’étonnent encore de l’évolution du phénomène de radicalisation islamique en vigueur dans notre pays. Ces derniers jours, l’identification et l’arrestation de mineurs prêts à commettre des crimes et attentats interrogent les observateurs : après 40 années de libertarisme et de promotion de l’individualisme et du « jouir sans entraves », comment peut-il y avoir des gamines de 15 à 18 ans qui font le choix du djihad (la guerre contre les mécréants que nous sommes) et du hijab ?

Cohn-Bendit et tous ses amis de 68 se battent depuis plus de 40 ans pour que ces petits cons naissent et grandissent libres de l’esclavage moral et patriarcal de nos aïeux, mais eux replongent dans l’obscurantisme religieux et la toute-puissance masculine. Quelle ingratitude !

Que constate-t-on ?

Ces radicalisations islamiques apparaissent dans une civilisation qui rejette toujours plus ses racines spirituelles et refuse toute transcendance pour mieux promouvoir les seules réussites sociales et matérielles, qui n’incite plus les êtres à trouver un sens à leur vie et leurs actes mais à être et demeurer d’éternels consommateurs, qui n’a plus conscience de la valeur intrinsèque de la vie humaine et promeut son élimination si elle n’est pas désirée avant la naissance ou insuffisamment bien portante et qui promeut lentement mais sûrement les pratiques eugénistes sous les coups de boutoir de la propagande « progressiste » alors que c’est ce que pratiquait l’Allemagne nazie.

Les gardiens de la pensée progressiste, refusant catégoriquement de débattre et de réfléchir ou remettre en question leurs choix, mettent à l’index tout discours qui va à l’encontre de leur doxa.

L’éducation et la culture modernes n’éveillent plus les consciences à l’apprentissage de ce qui est beau et bon.

Les valeurs consuméristes et matérialistes véhiculées par ceux-là mêmes qui voulaient changer le monde et se libérer des carcans prônent la réussite matérielle et la performance en tout avec, pour aboutissement, le culte de l’égocentrisme, des droits et de l’arbitraire de la volonté individuelle.

Les médias omniprésents ne laissent aucune place aux silences qui permettent aux êtres de se retrouver et d’élever les âmes.
Bref, le nihilisme engendré par les idéologies et utopies a créé un immense vide spirituel qui engendre aujourd’hui la et le radicalisme islamiques.

Comment s’en étonner ? Faut-il rappeler que les deux idéologies athéistes du XXe siècle – communisme et nazisme – furent la cause, et de très loin, des plus grands massacres de toute l’humanité, à force de nier la dimension spirituelle de l’Homme et sa réduction à une simple production de la nature.

Parce qu’il nie l’image de Dieu en l’Homme, le nihilisme ne peut qu’engendrer sa dévalorisation et la violence.

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