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Editoriaux - Santé - Sciences - Société - Sport - Table - 24 août 2014

Non, l’espérance de vie ne “plafonne” pas

Une récente étude scientifique menée par l’Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport (IRMES), sous la direction de Juliana Antero-Jacquemin, nous informe que notre espérance de vie plafonne depuis une décennie au moins (Journal of Gerontology).

Cette équipe a étudié les 1.205 super-centenaires mondiaux (1.080 femmes et 125 hommes âgés de plus de 110 ans) décédés entre 1999 et 2013, mais elle n’a pas tenu compte des plus que centenaires vivant aujourd’hui et dont le nombre explose à chaque nouvelle décennie.

Ils se comptabilisent de nos jours, en France, à plus de 17.000, selon la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse) et au Japon, par exemple, à près de 60.000.

Le plafond s’établit, d’après cette étude, aux environs de 115 ans et, jusqu’à présent, personne n’a battu le record de longévité établi par la Française Jeanne Calment, décédée en 1997 à l’âge de 122 ans.

L’équipe dirigée par Juliana Antero-Jacquemin a tout faux.

L’espérance de vie augmente, et augmentera, à chaque nouvelle décennie et cela malgré les conflits mondiaux, les accidents de toutes sortes, les épidémies, les virus (SIDA, Ebola et les futurs, encore inconnus) et même le nucléaire.

Des êtres humains atteindront les 150 années d’existence avant la fin du XXIe siècle.

Il n’existe aucune barrière physiologique qui empêchera cette progression et cela, malgré notre environnement qui se dégrade, mais aussi et surtout grâce aux progrès constants – justement – de nos chercheurs et de leurs toujours nouvelles découvertes génétiques.

Rien ne s’oppose à ce que l’homme vive bien plus longtemps.

Nos cellules se métamorphosent, se multiplient, et nous vieillissons inéluctablement.

Pour lutter contre notre mort programmée, nous nous soignerons très bientôt avec nos propres anticorps, prélevés directement dès notre naissance et conservés dans des banques de cellules immunitaires. Ces cellules souches seront stockées afin de nous restituer, quand cela sera nécessaire, les organes de nos vingt ans.

Interdites aujourd’hui en France, ces pratiques sont déjà autorisées en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

En Russie, l’Académie des sciences et la société d’État chargée des nanotechnologies, présidée par le Premier ministre Dmitri Medvedev et sponsorisée par le milliardaire Oleg Deripaska, ont consacré 440 millions d’euros à ces recherches nouvelles sous la direction du professeur Vladimir Skoulatchev.

Inutile, donc, de nous inquiéter du possible plafonnement actuel de notre espérance de vie, heureusement ou malheureusement, car ce qui doit nous préoccuper, c’est surtout l’allongement des vies futures de nos descendants.

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