Culture - Editoriaux - Politique - Presse - 24 juin 2015

Hillary Clinton et la cruauté matriarcale américaine

Depuis des années, Vladimir Poutine est représenté sous l’étiquette du macho, du mâle alpha de la communauté russe. On accuse la Russie d’homophobie et Brzeziński a reproché à notre cible nucléaire son approche de la sexualité. Or, considérant la future élection d’ et l’abondance des femmes en politique, il me semble important d’insister sur le point suivant : dans le choc des civilisations qu’a deviné sans le comprendre Samuel Huntington, il y a une réalité fondamentale. D’un côté, l’axe du mâle, si j’ose dire, de l’autre l’axe matriarcal. Le choc des civilisations est le choc du mâle et du matriarcat.

En 1920, Chesterton est frappé par les mesures anticommunistes que l’on prend en Amérique, par le manque paranoïaque de libertés qui y règne, par le féminisme, aussi, de cette civilisation « avancée » :

Et comme il ne peut y avoir ni lois ni libertés dans la nursery, l’extension du féminisme signifie qu’il n’y a pas plus de lois ou de libertés qu’il n’y en a dans une nursery. La femme ne regarde pas les hommes comme des citoyens mais comme des enfants. Elle peut, si elle est humanitaire, aimer toute l’humanité ; mais elle ne la respectera pas.

On croirait voir Merkel avec sa trique fiscale et sa tête de gardienne de square. L’Europe n’est pas la colonie de vacances, aime-t-elle à dire. Certes : depuis 2008, l’Europe est une colonie d’esclaves au service des banquiers étrangers. On y fait mieux avaler la pilule avec des gardes-chiourme à la voix féminine.

Emmanuel Todd avait observé, à l’époque de Bush et de ses guerres islamophobes qui mettent au pouvoir les islamistes :

L’Amérique, dont le féminisme est devenu, au cours des années, de plus en plus dogmatique, de plus en plus agressif, et dont la tolérance à la diversité effective du monde baisse sans cesse, était d’une certaine manière programmée pour entrer en conflit avec le monde arabe.

Le féminisme est aussi dangereux du point de vue culturel, comme l’a rappelé le grand intellectuel paléo-conservateur Allan Bloom. Pour lui, les classiques ne se remettent pas, en Amérique, du féminisme.

Nous assistons, de nos jours, à une régression culturelle et politique globale due au matriarcat et à ses trois axes : androphobie, dépenses sociales et dettes folles, cruauté et sévérité pour le contrevenant ; le tout dans une ambiance bon enfant…

Dans une ambiance bon enfant, Hillary la houri a dansé de joie sur le cadavre du colonel Kadhafi, elle a haussé les épaules sur le cadavre de son ambassadeur à Benghazi (un arabisant distingué, est-ce un hasard, qui fut étranglé et violé par les « résistants » de la presse occidentale) ; Hillary Clinton vota aussi le Patriot Act et la guerre en Irak, elle fut la compagne de celui qui laissa mourir (faute de soins) un million d’enfants irakiens dans les années 90. Car le génie du matriarcat est qu’il nuit aux femmes et aux enfants en prétendant les défendre. Le matriarcat sert la soupe au requin et au bankster.

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