Monsieur Copé,

Le titre d’un article vous concernant dans Le Figaro hier matin me conforte dans l’idée que mon choix fut le bon : ne pas vous écouter jeudi soir pendant deux heures sur une grande chaîne nationale. « Celui qui fait monter le Front national, c’est Hollande. » C’est celui qui dit qui y est. Hou, le vilain, c’est l’autre ! Etc.

Je dirais, quant à moi, que « celui qui peut faire remonter le PS, c’est Copé » : vous êtes trop résolument au niveau politique de votre époque, très exactement au niveau politique de votre époque, pour mériter qu’on écoute votre propagande de bas étage trop longtemps. C’est entendu : les millions de Français prêts à accorder leur confiance à des néonazis sont soit des fachos, soit des demeurés qu’il faut d’urgence rééduquer. On a compris…

En revanche, ce que l’électorat du Front national pourrait peut-être vous reprocher, c’est la manière dont des nations millénaires sont bradées dans l’urgence, dans un pathétique vide-grenier historique, en quelques décennies, par le biais d’une fumisterie qu’on appelle « mondialisme ». Ce mondialisme masque en réalité la victoire totale et universelle d’un capitalisme de multinationales débarrassé de l’antique ennemi tapi derrière le mur de Berlin.

Je pense d’ailleurs que deux fumisteries coexistent : l’Europe (je veux dire « cette » Europe, celle du déferlement de gangs de l’Est vers l’Ouest dans le cadre de la libre circulation) et un mondialisme qui se doit d’extirper les peuples des nations, de les déraciner sans vergogne. L’Europe en est une étape. Si encore les néonazis votant FN pouvaient espérer quelque conviction chez vous, et non pas le sentiment que vous œuvrez avant tout pour préserver votre job, il y aurait motif à espérer.

Non, Monsieur Copé, sans le moindre doute, c’est vous et vos amis du PS qui faites monter le FN, et de moins en moins de gens sont dupes de votre farce.

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