Pendant de nombreuses années, l’enfer du Nord fut synonyme de sport et de fête. Il sonnait comme une ode à la “petite reine” et la course Paris-Roubaix en était l’illustration. L’enfer du Nord s’appelle aujourd’hui Calais et Dunkerque. Nos politiques de tous bords, par leur incompétence, leur imprévoyance et, quelque part, leur inhumanité, ont laissé se développer en ces zones de non-droit que plus personne ne contrôle. Ces derniers temps, les tournent souvent leurs caméras vers les migrants ou les associatifs qui occupent ainsi un espace leur permettant de distiller leurs messages vengeurs et diviseurs.

Pour une fois, portons un regard sur nos policiers et nos gendarmes. Plongés en général pour plusieurs jours et plusieurs fois dans l’année dans ce qu’il est convenu d’appeler la “jungle”, ils subissent à longueur de vacations insultes, violences et mépris de la part de celles et ceux que, pourtant, avec les services de secours, ils protègent.

Calais et Dunkerque retiennent une douzaine d’unités de CRS et de gendarmerie dans un espace livré à la fureur humaine. Dans ce contexte, policiers et militaires tentent au jour le jour de contenir des migrants obsédés par une seule envie : passer en Angleterre. Sur place, les forces de l’ordre ne tardent pas à se rendre compte qu’ils ont affaire à des individus parfaitement organisés et sans aucun doute parfaitement conseillés. Ils savent tirer partie des faiblesses des dispositifs de sécurité lorsqu’il y en a, n’hésitant pas à se montrer d’une extrême. Alors oui, il faut bien se défendre. Et si l’on doit parler des quelques blessés – ce qui est toujours regrettable – que les interventions provoquent, on doit aussi parler des nombreux blessés recensés chez les policiers et les gendarmes.

Calais et Dunkerque sont devenues les zones d’une guérilla urbaine qui ne dit pas son nom. Les nuits, pour les forces de l’ordre, peuvent devenir de véritables cauchemars. C’est le moment où les ondes radio s’affolent. Ici, un chauffeur agressé dans son camion. Là une attaque massive de migrants sur un véhicule de isolé. Jusqu’au lever du jour, entre interventions périlleuses sur un réseau routier dont il faut impérativement empêcher tout ralentissement et lancers nourris de grenades pour parfois disperser une marée humaine hostile et déterminée, les forces de l’ordre n’auront que peu de moments de répit.

Mais cette situation, nous savons à qui nous la devons. N’en déplaise à monsieur Bertrand, ce n’est pas l’envoi de l’ qui réglera la question. D’ailleurs, quelle serait sa mission, quels seraient ses moyens, quels seraient ses ordres ? Comment ferait-elle mieux que des professionnels du maintien de l’ordre que de nombreux pays démocratiques nous envient ? Non, le problème est avant tout politique et doit recevoir à sa source, celle du contrôle de l’, une solution ferme et déterminée. Mais ceux qui nous gouvernent n’en sont manifestement pas capables.

4 février 2016

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