Le ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, , a expliqué, jeudi 26 novembre lors de son intervention à une session des Chambres d’Agriculture à Paris, qu’il avait bien pris acte que « l’agriculture traverse des moments difficiles ». Ce constat ne manque pas de lucidité, mais il ne s’agit pas seulement de le dire mais aussi et surtout de comprendre pourquoi.

En , l’agriculture est confrontée à plusieurs problèmes actuels ou à venir. Le dumping , l’ouverture des frontières, TAFTA, le fin des quotas laitiers.

Le dumping social notamment à cause de l’ qui emploie des salariés de l’Est à bas salaire. Ainsi certaines de nos exploitations sont contraintes de mettre la clé sous la porte parce que leurs produits sont trop chers.

L’ouverture des frontières car notre pays se retrouve alors en concurrence avec des pays dans lesquels les normes sociales et environnementales sont particulièrement faibles. D’un côté on renforce les normes sanitaires et sociales dans notre pays et de l’autre on laisse entrer sans contrôle des produits ne répondant pas aux mêmes normes.

L’arrivée de TAFTA risque d’aggraver considérablement la situation. Et ce n’est certainement pas l’(in)action de , ou plus exactement l’action de Bruxelles qui a changé quelque chose à la précarité des agriculteurs. Bien au contraire.

La fin des quotas laitiers car le « paquet lait » de la Commission européenne entré en vigueur depuis 2012 n’est pas un dispositif adapté à la volatilité : il est nécessaire de penser à réinstaurer un prix garanti interprofessionnel du lait, comme cela a pu se faire par le passé.

C’est pourquoi nous devons rendre leur dignité à nos agriculteurs. Pour y parvenir, il faut renégocier une agricole commune (PAC) qui favorisera davantage l’agriculture de proximité, qui interdira la concurrence déloyale en Europe, qui baissera les charges des agriculteurs, qui mettra en place un étiquetage d’origine et surtout, élément primordial, qui introduira, la préférence communautaire au sein de l’ et la surveillance sanitaire aux frontières nationales.
Il faut faire vite avant que Bruxelles ne détruise tout sur son passage. C’est de notre prospérité dont il s’agit !

5 décembre 2015

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