, ancien gouverneur de l’Alaska, le dit : elle a eu un “coup de cœur politique” pour Marion, regrettant qu’elle ne puisse pas voter pour elle. Dans un long article paru dans Breitbart après le 2e tour des régionales, l’ancienne colistière de John McCain aux présidentielles de 2008 trace de nombreux parallèles entre la situation des États-Unis et celle de la France.

Longtemps prise pour une demeurée par les médias pour son amateurisme et sa spontanéité, Sarah Palin a tout ce que le parti unique de l’establishment méprise. Elle est mère de famille (6 enfants), elle chasse la faune sauvage, elle s’est présentée dans sa jeunesse à des concours de beauté, elle a le courage de ses opinions, elle est anticonformiste, elle s’est créé une carrière sans jouer la carte du féminisme et – note éliminatoire – elle est chrétienne militante.

Thatcher disait : “En politique, si voulez que quelque chose soit dit, prenez un homme ; si vous voulez que quelque chose soit fait, prenez une femme.” Il semble que madame Palin sache faire les deux. Elle a entamé une remontée spectaculaire dans le Parti républicain et son livre (Going Rogue: An American Life) a connu un grand succès, sa présence dans les réseaux radio et télévision populaires devenant ubiquitaire. À défaut d’être tolérable, elle devient influente.

Aussi son aval est significatif, au moment où la course républicaine se désintègre entre isolationnistes, bellicistes, chrétiens et laïques : autant de personnages en quête de leader.

Première observation de Sarah : “Marion Maréchal-Le Pen n’a pas honte d’être la championne de l’identité et de l’héritage [gréco-romain et] judéo-chrétien de la France, quelque chose qui vaut d’être préservé et pour lequel se battre. Avec une France (en réalité toute l’Europe) en crise existentielle et confrontée à l’islam radical, voici des sentiments dont le leadership a besoin. Quand Marion Maréchal-Le Pen parle de 16 siècles d’histoire et d’héritage… son discours n’est ni « haine » ni xénophobie. C’est d’amour qu’il s’agit – ce profond amour du pays qui se nomme patriotisme.”

Elle précise : “J’admire depuis longtemps le style hardi de Marine Le Pen qui a purgé son parti populaire de toute trace d’antisémitisme… [Alors que] la gauche se pare du multiculturalisme comme d’un gilet-suicide. Ils préféreront faire sauter le pays entier que de reconnaître comme stupide l’idée qu’une nation reste la même lorsque celle-ci invite des millions de gens qui méprisent ses valeurs… Mais le peuple se réveille. Nous voyons la même chose arriver en Amérique… avec Donald, Trump, le sénateur Ted Cruz…”

Et d’ajouter : “Mark Twain pensait que le patriotisme se personnifiait en une jeune femme de France qui trouva une grande nation enchaînée, sans aide et sans espoir, et la conduisit de victoire en victoire jusqu’au jour de sa liberté. Avec Jeanne d’Arc, disait-il, l’amour du pays était plus qu’un sentiment. C’était de la passion.”

Dernière note : “Alors que Marion voit les batailles se profiler, je ne serais pas surprise de la voir prier la sainte patronne de la France, dont elle est elle-même le rappel – Jeanne d’Arc.”

Peut-être que les 750 millions d’Européens devraient émigrer en Alaska. La Russie est à côté…

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