Saviez-vous que même en , un train peut en cacher un autre ?  Et même mieux, qu’un ballon de foot peut cacher un palais de  ?

On en a la preuve en ce moment avec le procès de la Caisse centrale d’activités sociales d’EDF-GDF, impliquant son ancien directeur, une douzaine d’autres personnes ejusdem farinae, la , sa Fédération des mines et de l’énergie, L’Humanité, la Voix ouvrière, une sénatrice. Ce joli monde doit répondre d’abus de confiance, recel et complicité au préjudice de la CCAS, le tout au profit de diverses têtes de l’hydre communiste ou organismes commensaux. « Je te passe Marcel, tu me payes de la pub’ dans mon journal, tu me rends Mohamed, et je te refile six gros bras pour les séquestrations de patrons… » Et chez ces damnés de la terre, on ne joue pas avec des billets de Monopoly : 400 millions d’euros de budget annuel !

Contrairement à la règle commune qui veut que les fonds pour les œuvres sociales des entreprises soit prélevées sur la masse salariale (1,59 % par exemple pour la fonction publique hospitalière), c’est sur le chiffre d’affaires des ventes de gaz et d’électricité que le CCAS lui, prélève 1%. A côté de ça, l’Euromillion, c’est une  tombola de collège !

Notez qu’il aura quand même fallu douze ans pour qu’un juge opiniâtre arrive à mettre ces braves gens dans un box d’accusés. Les mauvais esprits penseront peut-être que des magistrats du syndicat du murs des c…, ou de sociétés d’admiration mutuelle, ont balancé quelques seaux de graviers dans les rouages de la  ; alors qu’il ne peut évidemment s’agir que de ses lenteurs habituelles.

Mais le hasard fait quand même bien les choses : c’est au moment précis où médiatique a les yeux braqués sur un Brésil que le procès a été ordonnancé. Quel bol, non ? Et la fine fleur du de se presser à la barre comme témoins de moralité, tel le professeur Lyon-Caen (je pense que c’est Lyon qui va gagner 2-0), auteur d’un récent Code du travail dans lequel les constipés chroniques trouveront soulagement à se plonger. Pour excuser le bonneteau financier en direction du syndicat, l’éminent juriste a évoqué « la lourde charge qui pèse sur les confédérations, leurs responsabilité sociales et la faiblesse de leurs ressources ». On en pleurerait.

Mais ce n’est pas sur ce coup-là que les fabricants de bracelets électroniques se paieront des Ferrari : le procureur (cf. supra sur les mauvais esprits) a demandé ici 6 mois, là 18 mois, le tout avec sursis bien sûr, plus quelques poignées d’euros. On parie que le jugement sera rendu le 15 août ?

22 juin 2014

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