Georges Michel
Journaliste, éditorialiste à BV, colonel (ER)
Il n’y aura pas de quoi pavoiser car, à l’évidence, c'est une victoire à la Pyrrhus qu'Emmanuel Macron va emporter.
C’est donc le quai passant devant le musée d’Orsay, rive gauche, qui portera désormais le nom du troisième président de la Ve République.
Ça fait cher la chicha, mais si, en plus, on peut faire des roues arrière, pourquoi se priver !
En tout cas, on est à un tournant. Des tournants, il y en a tous les jours, en politique, comme sur la route. Mais à l'évidence, celui des prochains jours sera décisif.
Sur les plateaux télé, les experts défilaient comme à la parade.
Entre nous soit dit, ce sera sans doute une bien belle cérémonie.
Après avoir frôlé l’incident diplomatique, Emmanuel Macron est allé se frotter à la foule en sortant en boîte de nuit à Kinshasa.
Emmanuel Macron ne pouvait pas faire moins après que celui qui ne sera jamais président du Sénat appelle à voter pour lui dès le premier tour en 2022.
Donc, c’est dit, sûr, c’est validé, c’est misogyne...
Mettre la question de la natalité dans le débat des retraites, comme l’a fait le Rassemblement national, relève du discours fasciste.
Monsieur est trop bon ! Monsieur est-il sérieux, d’ailleurs ?
SOS Méditerranée elle-même nous indique sur son site que... « 15 % des personnes secourues par SOS Méditerranée depuis 2016 sont des femmes ». 15 % : on est donc bien loin de la parité.
Mais, heureusement, c’est pour la bonne cause, la planète et tout ça.
S’en prendre aux passeurs, c’est en quelque sorte contourner l’essentiel du problème et puis, peut-être un peu, se donner bonne conscience.
Et à la triste grisaille technocratique répond aujourd’hui la triste pagaille gauchiste.
Et l’on n'a parlé ici que de sous, pas de sang…
Cela dit, une Légion d’honneur après des canons Caesar et, peut-être demain des chars Leclerc, ce n’est pas grand-chose.
Sur le plateau de BFM TV, à l’occasion d’un ixième débat sur la réforme des retraites, nous avons eu droit à un échange un peu surréaliste.
Ça nous vient de Norvège, charmant pays de cinq millions d’habitants qui, jusqu’à présent, avait réussi à ne pas faire trop parler de lui, si l’on excepte ses omelettes, son ski et sa princesse Märtha Louise...
Le premier numéro de Politis, le 21 janvier 1988, titrait : « La France manque d’immigrés ». Le la était donné.
Aurore Bergé a-t-elle bien pesé chaque mot de sa très guerrière intervention ?
Babette s’en va-t-en guerre avec la morgue que procurent quarante ans de technocratie.
Voici le PS paré, sinon pour le grand large, disons pour faire du cabotage.
Dans un pays où les actes de barbarie à l’encontre de nos concitoyens se multiplient, on peut se demander s’il n’y a pas des priorités à poser : lorsque tout est prioritaire, plus rien ne l’est.
Devenir ministre ou même simple sous-secrétaire d’État a été le rêve de toujours et de tout politicien normalement constitué, habité d’une ambition normalement démesurée...
Mais tout cela n’est que fadaises : tout le monde sait ça, la France est née en 1789…
Les détenteurs de la rente semblent ne pas en revenir.
Est-ce que le fait d’avoir été militaire donnerait des prédispositions particulières pour se montrer ultra-violent ?
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR
L’héritage des boomers fait grincer la gauche car ce sont des Français de souche





















































