Puteaux : un trentenaire lynché à mort par un Soudanais sous OQTF
Dans la nuit du 23 au 24 août, Étienne D. rentrait chez lui en empruntant la passerelle François-Coty, qui relie l'île de Puteaux à l'esplanade de La Défense. Selon Le Parisien, vers 1 heure du matin, un passant a découvert le trentenaire gisant au sol, inconscient. Les images de vidéosurveillance montrent qu'il a été suivi pendant plusieurs minutes avant d'être rattrapé et battu à mort pour son sac à dos et son téléphone. Gravement blessé, il est transporté en urgence à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil et plongé dans le coma. Son état finit par s'aggraver et il meurt le 1er septembre d'un traumatisme crânien. L'ADN retrouvé sur ses vêtements conduit rapidement les enquêteurs vers Samir A. né en 2001, d'après Le Figaro. Soudanais sans domicile fixe, en situation irrégulière et sous OQTF, il est connu des services de police pour errer sur le parvis de la Défense. Interpellé le 5 septembre, il est mis en examen deux jours plus tard pour « vol avec violence ayant entraîné la mort » et placé en détention provisoire à Nanterre. Depuis, il nie l'agression et une expertise psychiatrique a été demandée.
Selon nos informations, celui qui n'aurait, normalement, jamais dû croiser le chemin de son agresseur présumé viendrait d'une fratrie de trois. Il aurait été scolarisé au lycée Georges-Guérin à Neuilly-sur-Seine et y aurait suivi un bac pro métiers du commerce et de la vente. Résidant à Puteaux, il aurait été employé de restauration pendant plus d'une dizaine d'années. Sa famille « souhaite rester dans l'intimité », par respect pour leur fils, frère et petit-fils, a-t-on appris.
Deux ans après l'affaire Philippine, près de quatre ans après l'affaire Lola, la même question ressurgit : comment un homme visé par une mesure d'éloignement depuis quatre ans a-t-il pu continuer à errer, en toute discrétion, sous les caméras de l'un des quartiers les plus surveillés de France ?
Connu des services de police, sous OQTF, mais jamais rattrapé par l'État
Samir A. n'était pas un inconnu de l'administration, il faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français depuis décembre 2022, prononcée par la préfecture de police de Paris. Près de quatre années durant lesquelles cette mesure n'a manifestement produit aucun effet, alors même que l'intéressé était identifié, localisé et suffisamment repéré par les patrouilles pour que les enquêteurs sachent immédiatement où le retrouver après les faits. Ce paradoxe résume à lui seul l'état du dispositif français d'éloignement : sur les quelque 130.000 OQTF prononcées chaque année, à peine plus de 10 % sont effectivement exécutées, faute de places en rétention, d'accords de réadmission avec les pays d'origine, de moyens pour localiser des personnes qui n'ont ni domicile ni papiers, voire de volonté.
🔴⚠️ Voici le visage de Étienne Droin, 31 ans, lynché à mort par un soudanais sous OQTF à Puteaux (92) pour son téléphone.
Pourquoi personne n’en parle ?
Pourquoi même notre camp ne réagit plus ?
Pourquoi ça fait moins de bruit que les dérapages verbaux en privé d’un policier ? pic.twitter.com/snkhX7ohAv— Damien Rieu (@DamienRieu) September 10, 2026
Le cas n'est pas isolé : il y a deux ans, la mort de Philippine, tuée dans le bois de Boulogne par un ressortissant marocain lui aussi sous OQTF, avait provoqué une vague d'indignation et de fausses promesses de fermeté. Qu'en est-il de la promesse, faite en 2019 dans un entretien accordé à Valeurs actuelles, du Président Emmanuel Macron, de faire exécuter 100 % des OQTF ? Elle est restée lettre morte. Depuis, des drames similaires, viols, agressions continuent de s'accumuler dans les colonnes des mêmes journaux sans que rien ne soit réellement fait pour endiguer ces violences. Chaque nouvelle affaire suit le même scénario : une mesure administrative existe sur le papier, l'individu reste identifiable et parfois même surveillé, et il faut attendre un meurtre ou une agression pour que l'appareil judiciaire s'active enfin, quand l'appareil administratif, lui, avait déjà eu plusieurs années pour agir.
Le silence sur ce nouveau drame, plusieurs voix commencent à le pointer du doigt et à le relier à un débat plus large. Sur X, l'essayiste François Bousquet a fait le lien avec l'affaire de Crépol : « L'horreur de nouveau. Mais le racisme anti-Blanc n'existe pas, fût-il meurtrier. Pas plus à Crépol qu'à Puteaux ou ailleurs. Toutes nos pensées meurtries à la famille d'Étienne. » Le lanceur d'alerte Damien Rieu a, de son côté, publié le nom et le visage de la victime, s'étonnant du peu d'écho suscité par l'affaire : « Pourquoi personne n'en parle ? Pourquoi même notre camp ne réagit plus ? Pourquoi ça fait moins de bruit que les dérapages verbaux en privé d'un policier ? »







































72 commentaires
La lâcheté de la gauche dans toute sa splendeur. Honte a eux, Écœurant