[POINT DE VUE] Communisme : cette femme d’origine cubaine qui met Roussel face à la réalité
Il est bien rare de voir quelqu’un reprocher quelque chose aux communistes, en France. C’est ce que d’aucuns appellent le privilège rouge. Pour les commentateurs médiatiques et les belles âmes parisiennes, le centre droit, c’est déjà Hitler, mais le communisme, ce n’est pas encore tout à fait Lénine. Amusant, non ? Non, pas tant, d’ailleurs.
Absence de libertés
Apparemment, la jeune femme qui souhaitait poser une question à Fabien Roussel, Premier secrétaire du Parti communiste français, lors de l’émission 24 h Pujadas qui lui était consacrée, sur LCI (« La Grande Confrontation – Fabien Roussel face aux Français »), n’avait pas reçu les consignes en vigueur au sein du microcosme journalistique. D’origine cubaine, Angie - c’est son prénom - a expliqué les raisons pour lesquelles elle avait fui Cuba. Elle a dit que le communisme, pour elle, c’était d’abord l’absence de libertés. Elle a souligné que le pire, dans une dictature, c’était l’absence totale de liberté d’expression. Elle a ensuite rappelé que Fabien Roussel s’était rendu à Cuba, pour rencontrer son dirigeant, qu’elle a tenu à qualifier de dictateur, comme il le mérite. Elle a ajouté qu’il lui avait témoigné son soutien en janvier 2026. Et, au terme d’un témoignage touchant, elle a posé une question au dirigeant du PCF : « Vous n’avez pas honte de soutenir un dictateur ? »
▶️️️#LaGrandeConfrontation - Fabien Roussel interrogé au sujet des libertés et du communisme :
« Vous n'avez pas honte de soutenir un dictateur ? »
Angie, comptable d'origine cubaine#24hPujadas #LCI #Communisme #Cuba #Droits⤵️ pic.twitter.com/5WNR5ABoJQ
— 24h Pujadas (@24hPujadas) September 9, 2026
Petit malaise de la part du communiste - oh, pas grand-chose, deux secondes de silence, peut-être trois. Mais on sentait tout de même que la question l’avait désarçonné. Et puis, bien sûr, il a repris le fil de ses éléments de langage. D’abord, pour dire qu’il était triste qu’Angie ait dû fuir. C’est toujours triste, quelqu’un qui fuit, a-t-il assené, avec un sens très sûr des lieux communs. La jeune femme a essayé de lui faire dire que le président Miguel Díaz-Canel était un dictateur. Il s’est entêté à l’appeler par son titre, ajoutant, pour faire bonne mesure, que c’est aussi ce que ferait Emmanuel Macron. Sacré argument !
Pour faire bonne mesure, M. Roussel est longuement revenu sur le cruel embargo qui frappe Cuba depuis six décennies, sur la pauvreté endémique, sur le départ des banques, y compris françaises. « Ce peuple est en train de mourir à petit feu », a-t-il martelé à plusieurs reprises. Obnubilé par ses propres arguments, il a oublié, volontairement ou non, un tout petit détail : avec ou sans embargo, aux Caraïbes ou ailleurs, tous les peuples qui subissent la folie destructrice du communisme meurent, à petit feu ou pas.
Le seul point commun entre tous les régimes communistes, on le trouve dans les cimetières. URSS, pays du pacte de Varsovie, Vietnam, Cambodge, Venezuela, Corée du Nord et tant d’autres : le communisme, quelle que soit la façon dont ceux qui s’en réclamaient ont essayé de l’appliquer, n’a jamais rien produit que des cadavres et des pauvres.
Le communisme, c'est chic
Derrière les circonlocutions de Fabien Roussel, il y a une énormité que cette dame, très courageuse par ailleurs, n’a pas relevée : nous sommes en France en 2026, et il y a encore un Parti communiste. Et les membres de ce parti se réclament d’un héritage immonde, même quand ils disent se désolidariser de Lénine, Staline, Mao et les autres. C’est comme s’il existait, en France, un parti national-socialiste qui disait que le régime d’Hitler n’était pas la forme aboutie d’une idéologie par ailleurs valide. Tout le monde traînerait devant les tribunaux le fou dangereux qui prononcerait ces paroles. Mais quand on est communiste en France, tout passe. Depuis les années 60, le communisme fait partie, avec la pédophilie et la haine de soi, des idées diaboliques qui demeurent très chics, à gauche.
Il nous faudrait des milliers d’Angie pour mettre les communistes face à leurs impasses. En attendant, Fabien Roussel a toujours table ouverte dans les médias.
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69 commentaires
elle a tout a fait raison et Le Templier résume bien la situation.
LES GAUCHOS SONT LES VRAIS FACHOS et non le RN.
Qu’a t-il a dire Roussel ,sur le communisme qui a tué plus de 120 millions de morts ???? Et cet olibrius veut le communisme en FRANCE !!!! Je lui suggère d’aller voir un psy .
Roussel vit bien, il est sourd pour les millions de morts du communisme comme beaucoup d’autres. Il pontifiait sur BFM tantôt.
Après la guerre, les communistes ont réussi a faire croire qu’ils étaient pratiquement les seuls à avoir résister. Il sont entrés dans la Résistance au moment où l’Allemagne a attaqué l’URSS le 22 juin 1941. Il ne se sont pas battu pour la France , mais pour l’URSS. Ils ont largement exagéré le nombre de résistants communistes tués. Tout au long de la guerre froide, les communistes français recevaient leurs ordres directement de Moscou et ont prouvé qu’ils n’étaient pas dans le camp de la France.
Comment peut-on à l’heure actuelle soutenir une idéologie encore et toujours dictatoriale pour ne pas dire mortifère.
Cela me rappelle la réponse de Sonia Mabrouk à l’un de ses interviewers qui lui parlait, expliquait le Coran.
Sa réponse avec le sourire: « merci de me parler de Ma religion ».
Le temps passe le communisme ne change pas, ses défenseurs non plus, ils n’écoutent pas, n’entendent pas: ils n’évoluent jamais