L’hystérie féminine a encore frappé. On assiste, depuis hier, à une nouvelle crise de misandrie de nos chères fémi-nazi, crise ayant pour origine une tentative maladroite de séduction d’un technicien d’une agence de télécommunication. Décryptage.

Ce technicien, après une intervention à domicile, envoie à l’habitante ayant bénéficié de ses services le message suivant :

Re-bonjour c’est le technicien orange. Juste pour vous dire que vous étiez très jolie et que vous avez un très beau sourire. J’ai pas osez (sic) devant mon collègue en formation. Et c’est pas très pro. Voilà désolé pour la gene (sic).

L’intéressée s’empresse alors de prévenir les supérieurs du technicien et exprime son traumatisme émotionnel intense sur le réseau social Twitter, reproduisant le message reçu agrémenté du hashtag « #Harcèlement à domicile ».

Alors oui, pour reprendre les termes du dangereux criminel, ce n’est absolument pas professionnel, c’est très maladroit et notre séducteur en herbe souffre indéniablement d’une dysorthographie sévère, mais ses supérieurs s’occuperont de son cas et il s’en sortira (je l’espère) sans trop de mal avec une légère sanction. Mais, dans l’affaire, c’est l’attitude et la santé psychique de la donzelle qui me causent personnellement de grandes inquiétudes.

Tout d’abord, et d’un point de vue strictement juridique : ceci n’est pas du harcèlement. Le harcèlement téléphonique est caractérisé par l’envoi « réitéré de messages malveillants », comme le dispose l’article 222-16 du Code pénal. Or, il n’y a eu, en l’espèce, qu’un message (figurant dans son intégralité ci-dessus) et un coup de téléphone du malheureux dragueur tentant de s’excuser suite à la plainte de la donzelle : c’est-à-dire aucune réitération. Quant à savoir si le message est malveillant : il ne contient aucune insulte, aucune invitation, aucune menace… simplement un compliment. Il serait bon d’apprendre aux femmes le poids de certains mots. Le viol et le harcèlement sont des réalités bien trop présentes et terribles pour que l’on ne les utilise pas à tort et à travers.

Ensuite, et jusqu’à nouvel ordre, si les attouchements non désirés, l’insulte et la pression sont des crimes et, en tant que tels, ressortent naturellement de la justice, la séduction (même non désirée et maladroite) ne saurait, au pays de la carte du Tendre, être encadrée par des textes de loi et réprimée par la justice. Pourquoi proclamer, en 1968, la libération sexuelle des femmes si c’est pour faire preuve, aujourd’hui, d’une hypersensibilité ridicule face aux moindres compliments et autres tentatives de drague ? Les interactions sociales doivent demeurer des espaces de liberté et non un univers ultra-normé destiné à protéger la fragilité de femmes dépourvues de tous repères et de toute raison.

Une résolution pour 2017, chères pseudo-féministes : avant de crier au sexisme de la langue, cessez de lui donner raison quand elle rapproche étymologiquement les notions d’hystérie et de femme…

À lire aussi

Quand la Sorbonne abdique face à l’UNEF

À quand une université non instrumentalisée par le système et qui permettrait aux véritabl…