Et maintenant, un travesti pour aborder le « transgenre » avec les CM1 !

Ecrivain, journaliste
Son blog
 

« Travesti dans une école : des parents très choqués » titrait hier Le Figaro. On s’étonne. On s’étonne car à dire vrai, David Dumortier, le poète travesti dont l’intervention auprès de CM1 à Versailles vient de provoquer des remous, a déjà été vu dans nombre d’écoles primaires à travers toute France : Le Gers, les Charentes, le Berry, les Ardennes, la région parisienne… Il suffit pour en avoir confirmation de consulter sur internet la presse locale.

Et David Dumortier n’intervient pas à l’école pour dispenser des cours de maths. Non, il vient là pour évoquer ses thèmes de prédilection : la poésie et les travestis. Ce dernier sujet d’exploration, étant, tout le monde, en conviendra, spécialement adapté aux 7-11 ans. Sans doute David Dumortier n’évoque-t-il pas avec eux son dernier roman, autobiographique, intitulé sobrement Travesti dont Marie-Claire nous dit que « de mots crus en images hard, du cynisme le plus abrupt aux vacheries les plus cinglantes, [il] ne recule devant aucune vérité, aucune dureté, aucune noirceur », mais il aborde le « transgenre » par son petit album Mehdi met du rouge à lèvres et ne dédaigne pas, à l’occasion, les allusions scatologiques comme dans cet extrait de Clarisse, texte « sélectionné pour les écoles » par le ministère de l’Éducation nationale : « (…) Clarisse pose son doigt partout. Elle s’est brûlée en introduisant son index dans le petit trou de la cuisinière, hier elle s’en est mis un dans le derrière puis elle a senti son odeur(…) »

À Versailles, il y a eu des « parents très choqués ». Ça alors… Parce qu’à Versailles, on doit être « crédule et peu éduqué », comme dans les ZEP de Jour de Retrait de l’École ? Le Figaro rapporte qu’on les a, eux aussi, « convoqués ». Allez hop, les Versaillais, dans le même sac que les tsiganes, les turcs et les maghrébins. Le gouvernement aura au moins réussi ce vivre ensemble-là. Mais certains parents ont préféré se taire : « On ne veut pas être traités d’homophobes… » Car que peuvent-ils dire, au juste, avec ce flingue « homophobie » sur la tempe, dont le moindre mot malheureux peut d’un coup actionner la gâchette ?

Ils peuvent au moins réclamer la vérité. La transparence. À aucun moment, les parents n’ont été prévenus de l’intervention dans la classe d’un tiers appelé David Dumortier. Ce sont les enfants, le soir, qui ont vendu la mèche. Comme dans d’autres écoles primaires, d’autres parents n’ont jamais été prévenus, ainsi qu’en témoigne une mère de famille sur le site de Famille Chrétienne, de la projection du film Tomboy sur le « transgenre ». Les parents seraient donc tenus à l’écart ? On leur demanderait une autorisation pour prendre en photo leurs enfants, mais pas pour les prendre en otage ? N’auraient pas le droit de savoir ? Savoir si cette Éducation nationale qu’ils soupçonnaient déjà, au vu de ses performances, de ne rien transmettre, ne transmet pas en réalité pire que rien ? Si, en plus de ne pas apprendre, elle ne « désapprend » pas aux enfants les quelques certitudes objectives acquises à la naissance, comme le fait qu’ils sont fille ou garçon ? Si plutôt que les faire grandir, elle ne les fait pas régresser au stade anal ?

La théorie du genre est une rumeur, les interventions de militants LGBT à l’école sont une invention, mais des enfants regardent Tomboy sur les horaires scolaires, des travestis interviennent sur l’ambivalence de sexe, et, dans un communiqué, l’association MAG jeunes LGBT se plaint d’avoir vu, ces derniers jours, 11 interventions « scolaires » annulées en Ile-de-France quand elle en compte, pour l’an passé, 122 à son actif… Il y a pire que la politique actuelle du gouvernement. Il y a son refus de l’assumer.

Cet article vous a plu ?
Cliquez sur J'aime !

Recevez gratuitement nos articles !


AUJOURD'HUI SUR BOULEVARD VOLTAIRE

Les commentaires sur cette page sont fermés.