Accueil Editoriaux Rachida Dati contre Marine Le Pen ; tout contre…
Editoriaux - Justice - Politique - Radio - 19 septembre 2014

Rachida Dati contre Marine Le Pen ; tout contre…

Tel Zorro, Nicolas Sarkozy, bientôt surgi de la nuit, tagada tsoin tsoin et toutes ces sortes de choses permettant d’arracher encore une vague érection à l’électeur de droite, multi-cocufié depuis (en comptant large) l’appel de Cochin en 1978, signé d’un certain Jacques Chirac, mais rédigé par son nègre – ou plutôt sa négresse, Marie-France Garaud –, reviendrait pour reconquérir l’Élysée, au nom de cette droite se voulant trop souvent de droit divin.

L’occasion pour Dominique Jamet d’exercer sa verve légendaire. De railler l’abandon des grognards de la première heure – mais qui voudrait d’une Nadine Morano ou d’un Patrick Buisson chez soi. Et le même Dominique Jamet de brocarder, dans la foulée, l’infortunée , fidèle d’entres les fidèles, et finalement assez peu récompensée.

L’art du polémiste étant généralement ce qu’il est, l’esprit de justice et de concorde ne participe que de loin de l’exercice en question ; l’auteur de ces lignes en sait quelque chose. Nonobstant, la môme Dati ne paraît pas être la pire du troupeau “umpuesque”. Déjà, elle est jolie. Ne manque pas de cran. N’est pas du genre à pleurnicher. A coupé court aux supputations quant au père de sa petite Zohra. Ça devait être Zorro, à en croire Jean-Marie Le Pen, jamais en retard de la blagounette qui tue.

Et aujourd’hui, tandis qu’une Najat Vallaud-Belkacem se lamente à propos de soi-disant « attaques racistes », Rachida Dati, ce 19 septembre dernier, sur les ondes de BFM TV, assure avoir connu « bien pire ».

Jean-Jacques Bourdin : « Ce n’est pas facile de s’appeler Rachida Dati comme Najat Vallaud-Belkacem en France, aujourd’hui ? »

Rachida Dati : « Écoutez, moi j’ai connu bien pire, bien pire ! J’ai été peu soutenue, pour ne pas dire pas soutenue. Est-ce qu’une seule fois je suis venue m’en plaindre ? Non. »

Il est un fait que malgré sa réputation de souteneur, le Nicolas Sarkozy en question ne l’a guère soutenue, sa gisquette d’ouverture.

Et la même, toujours aussi crâne, d’ajouter : « Sur moi, les attaques, je les ai acceptées. Sinon, si c’est trop dur, si ce n’est pas facile, je m’en vais… » Si seulement une Christiane Taubira ou une Najat Vallaud-Belkacem avaient fait de même…

Assez logiquement, Marine Le Pen, le 4 septembre dernier, rappelait sur RTL la « stupidité totale » consistant à ramener cette dame à « ses origines marocaines », sachant qu’il y a « bien d’autres choses à lui reprocher… » Et la présidente du Front national de noter : « On survictimise madame Najat Vallaud-Belkacem comme on a survictimisé madame Christiane Taubira pour susciter de la compassion à l’égard de ce gouvernement. » Et toujours la même Marine Le Pen de saluer Rachida Dati, « dont les positions sont en train de se rapprocher des nôtres et qui me paraît plus respectueuse des règles de la République que madame Najat Vallaud-Belkacem qui défend le communautarisme. »

Déclaration qui fait écho à d’autres propos, plus anciens, puisque remontant au 8 juillet dernier, et tenus par Rachida Dati sur Radio Classique et LCI : « On a du mal, là. L’opposition politique, pour l’instant, elle est bien incarnée par Marine Le Pen, il faut quand même le reconnaître. Je le reconnais. »

Tout comme la plus élémentaire des honnêtetés intellectuelles consiste aussi à admettre que Rachida Dati, ce n’est pas non plus exactement n’importe qui.

À lire aussi

Les journalistes bientôt remplacés par des robots ? Ce qu’en pensait Georges Bernanos…

La multinationale Microsoft vient de pratiquer des coupes claires dans ses rédactions angl…