est le parfait caméléon. Il prend la couleur de son environnement pour mieux s’y confondre et en profiter. Un portefeuille ministériel, un poste de commissaire européen… tout est bon à prendre pour se forger un CV à faire pâlir d’envie les plus ambitieux des politicards. Quitte à renier ses principes et à mettre en coupe réglée les économies des Français ? Pourquoi pas ! L’ambition ne connaît aucun obstacle infranchissable…

Ministre en dessous de tout sous le Ayrault, l’ex-ministre de l’ n’a absolument rien fait pour réformer une France moribonde et stopper la spirale des déficits et de la dette. Il faut rester en bon terme avec le plus de monde possible, et le meilleur moyen d’y parvenir est de ne pas bouger une oreille. Malheureusement pour lui, son poste exposé de ministre de l’Économie à l’heure où le pays tombe toujours plus bas vient souligner un bilan désarmant de nullité. La faute à lui seul ? Bien sûr que non, mais le pire est à venir.

Débarqué de l’enfer gouvernemental à sa demande lors de l’intronisation de Manuel Valls, Moscovici a compris que l’herbe était plus verte ailleurs. Il n’est pas bon d’être socialiste en France. Qu’à cela ne tienne ! Les habits de commissaire européen sous la présidence Juncker ne lui font pas peur. Le costume est peut-être un peu grand, mais à force de retourner sa veste, elle vous sied comme un gant.

La métamorphose pour passer de ministre de l’ aux poches trouées à celui de commissaire européen aux Affaires économiques et financières à la menaçante orthodoxie budgétaire n’aura pris que quelques semaines à l’ami Moscovici. Chaque déclaration publique est bonne pour montrer qu’il est un bon émissaire de la doxa européenne. Le déficit public français ? « Un problème sérieux » que le commissaire européen connaît sur le bout des doigts puisqu’il en est à l’origine. Un problème qu’il va « falloir traiter ». Le pompier-pyromane est de sortie, et gare à ceux qui ont encore un peu d’argent quelque part. Tout doit disparaître !

La cure d’austérité – la vraie, celle imposée par l’Union européenne – n’est pas loin et le bourreau a un visage familier… Les mesures absurdes made in vont bientôt débarquer et pas seulement sur les écrans. Si des réformes doivent impérativement être prises, celles issues de l’idéologie ont rarement des effets positifs. Pour l’heure, l’idéologie de Moscovici, c’est la Commission européenne. Il faut donc s’attaquer avec la plus grande fermeté au déficit de la France et retourner sa veste sur d’autres sujets comme la taxe sur les transactions financières.

Conquis par cette idée lorsqu’il était au gouvernement, il avait finalement changé de position avant d’y retrouver son compte en intégrant la Commission européenne. Que la taxe sur les transactions financières soit une ineptie économique ? Pas grave ! Le plus important est de suivre le sens du vent. Il sera toujours bon de changer de cap le moment venu. Moscovici est un grand politicien, un petit économiste, et certainement pas un homme d’État. Allez, bon vent !

16 septembre 2014

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