Nos rapports sociaux sont basés sur la confiance ; je suppose, en traversant le passage clouté, que la voiture qui s’en approche va bien s’arrêter. Quand je me tiens sur le quai du métro, je suppose que la personne qui se tient derrière moi ne va pas me pousser dans la fosse aux rails…

Cette semaine à Moscou, une nounou musulmane et voilée a décapité le bébé dont elle avait la charge et a exhibé dans la rue sa petite tête en criant “Allahou Akbar”. Cette information n’a pas été relayée par les dominants.

Je m’en suis d’abord insurgée. Une fois de plus, on ne veut pas divulguer les faits divers qui pourraient attiser l’islamophobie. Une fois de plus, on occulte les monstruosités commises au nom d’Allah, même si l’on peut douter de l’équilibre mental de cette meurtrière. Une fois de plus, une information est retenue par des gens qui nous disent comment penser et orientent volontairement, par leur choix ou tout du moins le tentent-ils, notre réflexion, notre comportement, notre vote…

Puis je me suis ravisée. Je pense à toutes ces femmes qui, chaque matin, confient leur enfant à une personne inconnue ou quasi, avant de s’engouffrer dans le métro ou prendre le volant, pour aller travailler loin de ce petit qu’elles chérissent, et vers lequel leur pensée ira plusieurs fois par jour.

Et je me dis qu’à cette énorme frustration affective ne peut s’ajouter le doute : et si la nounou était méchante ? Et si la nounou voulait du mal à mon enfant ? Et si mon enfant était en train de souffrir en ce moment ? Et si mon enfant était en train de mourir en ce moment ?

Oui, je pense que toutes ces merveilleuses femmes qui « assurent » sur tous les fronts ont le droit de ne pas se poser cette question monstrueuse pour vivre relativement sereinement leur journée loin de leur enfant chéri, et doivent avoir confiance en la bienveillance de la nounou.

Alors je dis, même si ce n’était pas votre but, messieurs les désinformateurs, pour une fois, merci.

Car je suis sûre que les mamans « informées » ne dorment pas en paix ces jours-ci.

4 mars 2016

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.