Monsieur le Président,

Permettez-moi de vous contredire lorsque vous affirmez qu’il n’y a plus d’otages français dans le monde et que la n’abandonne jamais ses otages. Après la signature des accords d’Évian, des centaines de Français on été enlevés en . Certains ont pu s’échapper, la plupart ont disparu à jamais et les pouvoirs publics d’alors ne se sont jamais inquiétés de leur sort, n’ont jamais demandé à l’Algérie qu’ils soient libérés.

On sait par de nombreux témoignages que des femmes ont été réduites à l’état d’esclaves sexuelles à l’usage des membres de l’ALN, que des hommes ont été mis en dans des mines et des camps de concentration. Certains sont peut-être encore en vie, cette n’est pas si ancienne, 52 ans à peine se sont écoulés. La France entretient les meilleures relations diplomatiques avec l’Algérie, vous vous y êtes rendu en voyage diplomatique il y a peu, le président de l’Assemblée nationale, monsieur Bartolone, est allé s’incliner devant le monument aux morts des combattants de l’ALN.

Le président vient régulièrement se faire soigner en France et, avec lui, la poseuse de bombes Djamila Bouhired. Dans votre fonction vous ne pouvez pas ignorer ces faits, Monsieur le Président, vous avez l’accès aux archives et les ouvrages sur le sujet abondent. Alors quand demanderez-vous à l’Algérie de faire la lumière sur ces enlèvements et sur ce qu’il est advenu de nos compatriotes disparus, éventuellement de nous rendre les survivants ?

11 décembre 2014

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