C’est qu’elle n’est pas contente, la dame : “Dans “C à vous”, il y a effectivement une personne d’origine maghrébine et une personne noire, mais elles font la cuisine pendant que les Blancs parlent de politique.” Elle trouve même “qu’en termes de symbolique, ça dit quand même des choses sur la place qu’on réserve aux minorités en France”.

Non seulement les Noirs – dans une France historiquement blanche – sont insuffisamment représentés dans les médias, mais quand ils le sont, les directeurs de chaîne les cantonneraient à des tâches dévalorisantes !

Cuisinier, un métier subalterne, donc, selon la grille de lecture hiérarchisée de Rokhaya Diallo. La Française entend-elle interdire d’accès à ce noble et ancestral métier les représentants de son pays d’origine ? Aurait-elle l’amabilité de nous énumérer les métiers dignes et indignes des Noirs ? Et des Blancs ? Madame Diallo, qui tient en si haute estime le fait de cuisiner, ne doit assurément jamais régaler ni sa ni ses amis. Et si le fait d’aimer régaler sa famille et ses amis débecte autant madame Diallo, on n’ose imaginer ses pensées intimes à propos d’autres métiers…

Mais elle “assume”, insiste-t-elle sur son blog. Loin d’elle l’idée de remettre “en cause les compétences, ni le mérite de Babette de Rozières ou d’Abdel Alaoui […]”. Et ceux de Luana Belmondo, au délicieux accent italien, dans cette même émission à laquelle elle offre ses talents de chef, pourquoi ne la cite-t-elle pas ? Car si on suit la logique de cette journaliste d’origine africaine, non seulement elle relègue le métier de cuisinier à un métier de seconde zone mais, pour cette raison, il devrait être attribué aux Blancs !

Une vision raciste, clairement. Si cela n’est pas malheureux, pour une personne au si brillant parcours, née pourtant en France d’un père sénégalais, mécanicien, et d’une mère gambienne, professeur de couture…

Ses propos en disent long sur sa conception à géométrie variable de l’égalité, sur son indécente absence de reconnaissance envers le pays qui lui a tout apporté. Plus généralement, sur l’état d’esprit, en France, de certains membres de certaines cultures importées, dont l’arrogance et la haine du pays qui les a élevées n’ont d’égal que leur volonté de le salir et de le supplanter.

En outre, même dans l’hypothèse, vaine et absurde, où leurs fantasmes d’égalité et de diversité crèveraient nos petits écrans, ces obsédés compulsifs resteraient ce qu’ils sont : d’éternels insatisfaits. Car l’égalité ne s’avérera jamais assez égalitaire, car la diversité se transformera en revendications communautaires. Dans les médias, pour les uns, il n’y aura pas assez de gens d’origine sénégalaise ou trop de Noirs dans les métiers sportifs ; pour les autres, il y aura trop de gens d’origine maghrébine et pas assez de Syriens… chaque “origine de” défendant son bout de culture…

Semblables édifices idéologiques, parce qu’ils reposent sur des bases fausses, sont immanquablement voués à l’échec.

Le percevrait-elle, Rokhaya Diallo ? Parce que, entre nous, elle n’a vraiment pas l’air heureuse.

7 novembre 2015

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