L’ex-Premier ministre , responsable, jamais coupable, part fièrement du Quai d’Orsay. Certains parlent d’un bilan en demi-teinte. Ne sachant s’imposer en politique étrangère, il a pu souffler (et encore…) la COP21 à la mère des enfants du Président. On reconnaît un arbre à ses fruits et la récolte ne semble pas fameuse !

Considérons donc les résultats de la politique menée :

– En Ukraine, et en punissant la Russie par un embargo, il aura contribué à la suppression de 165.000 emplois, au développement des jacqueries paysannes. Sans oublier la vente des Mistral qui nous auront, à ce jour, coûté l’indemnisation de la Russie et la reconnaissance de dette de l’Égypte.

– Avec l’Iran, la position intransigeante de la a été désavouée par la fin de l’embargo. Mais cela a eu aussi des conséquences sur le conflit entre chiites et sunnites. Ne parlons pas des alliances aux monarchies du Golfe, toutes aussi respectueuses des droits de l’homme et de la femme que les tyrans que Laurent Fabius dénonçait.

– En Syrie, il nous a rendus inaudibles. D’une part parce que les actions de l’OTAN et de la France inféodée n’ont donné que très peu de résultats en comparaison de la réaction russe. D’autre part parce que le président tyran el-Assad n’est pas abattu et qu’il apparaît encore pour beaucoup de Syriens, en particulier les chrétiens et les yazidis, comme un garant de leur survie.

– En Libye, Laurent Fabius s’en va en déclarant qu’il n’est pas question que la France intervienne alors que, ce printemps, Daech y sera encore plus fort et maîtrisera un robinet dont l’ouverture pourrait nous déstabiliser totalement : celui des migrants économiques de l’. Cette non-intervention risque de provoquer la déstabilisation totale de l’ sahélienne avec la jonction des djihadistes alors que le Tchad est encore stable.

– En , où la crise des migrants n’est pas près d’être résolue, l’inféodation à la chancelière d’Allemagne est patente et pathétique avec cette condamnation à l’unisson des pays de l’Est qui refusent l’invasion de leurs pays par des peuples d’autres cultures.

– Et, pour couronner le tout, l’appui discret et “efficace” au traité TAFTA qui finira de tuer notre économie, agricole en particulier.

Le bilan est tellement brillant que les têtes de gondole socialistes ne se bousculent pas à la succession. L’espèce de leadership traditionnel exercé par la France sur la politique étrangère de l’Europe ne semble plus être qu’un vague et lointain souvenir. Quelques rares hommes politiques ont un destin. M. Fabius aura eu une carrière… de fossoyeur.

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