Dans sa de séduction électorale tout azimut, Emmanuel ne se contente pas d’en appeler aux libéraux, laissant entendre qu’en réalité, il est des leurs. Il pousse l’audace jusqu’à faire des clins d’œil à la droite de la droite : pas le peuple “populiste” qui a voté FN – il est l’antipopuliste par excellence – mais la droite bourgeoise, catholique, traditionnelle, qui a la nostalgie du roi et révère Jeanne d’Arc.

Comment ne pas voir, là, l’imposture absolue ?

Plus que jamais, la est sous la botte : pas d’Henri VI roi d’Angleterre, mais de l’OTAN, des réseaux tissés à partir de tout ce qui, à Washington, travaille à renforcer l’Empire, ceux qui nous ont embarqués dans une guerre de déshonneur contre les intérêts des chrétiens au Proche-Orient, qui veillent à ce que nous restions sans moufter sous la férule de Bruxelles et acceptions les millions de réfugiés dont leurs alliés turcs organisent l’exode, toutes obligations que l’empereur Obama est venu rappeler dans sa tournée récente en Europe, sans daigner faire étape à Paris.

Les mêmes ont obtenu d’un gouvernement servile que, au mépris de la parole de la France, il ne livre pas les Mistral à la . Ils obtiendront bientôt que, malgré les réticences d’une majorité de l’opinion publique, notre pays accepte le TTIP (Partenariat commercial transatlantique). Que Macron soit un des rares hommes politiques français à n’avoir exprimé aucune réserve sur le TTIP est plus qu’un symbole.

Certes, ce ne sont plus les Anglais qui dictent leur loi mais les Américains. C’est bien plus grave, parce que le rapport de force est plus inégal, mais surtout parce qu’il ne s’agit plus d’une querelle dynastique mais d’une véritable guerre de . La subversion de la civilisation européenne par le est en effet dans l’agenda (comme ils disent) des réservoirs de pensée (think tanks) de Washington. Et derrière Washington, New York et sa finance dont l’ancien associé-gérant de la banque Rothschild n’ignore rien de la puissance.

Ce que les Français rejettent absolument, c’est ce qui se trouve à l’intersection de la droite et de la . Or, c’est précisément de ce lieu que parle Macron. Quand il appelle à Orléans, sous la bannière usurpée de Jeanne, au , Macron ne s’adresse en réalité qu’à ce qu’ appelait le “cercle de raison”, cette droite et cette gauche qui jouent depuis longtemps la même partition : celle de l’assujettissement.

Ce n’est plus un tribunal ecclésiastique qui juge, mais c’est bien pire : au nom de la pensée unique occidentale, un tribunal occulte jette ses sentences impitoyables sur tous ceux qui contestent le nouvel ordre mondial. Or, le même tribunal médiatique, le même tribunal de l’étranger version moderne que celui qui avait condamné Jeanne au bûcher, a décidé de promouvoir Macron, de le “faire” littéralement.

En cas de défaillance, aujourd’hui probable, de Hollande, il fallait aux forces dominantes quelqu’un qui ait l’air neuf : voilà Macron.

Neuf avec des idées vieilles : celles qui dominent et inspirent toutes les politiques gouvernementales en Europe occidentale depuis trente ans, celles que les Français rejettent avec le plus de dégoût, celles qui les font souffrir depuis si longtemps. Et encore, faut-il parler d’idées ? Qui peut citer une idée nouvelle que Macron, qui prétend apporter du sang neuf à la politique française, aurait versée au débat ? Qui peut dire quelle proposition il ait jamais faite qui ne soit la “transposition” d’une norme internationale, généralement bruxelloise ?

Pauvre Jeanne, si vous saviez ce que nous sommes devenus ! Ce ne sont plus seulement les Anglais qu’il faut bouter hors de France. Aujourd’hui, l’imposture est partout et, de tous les moyens d’assujettissement de votre “doulce France”, elle est le plus redoutable.

9 mai 2016

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