Credo, ou plutôt mantra répété à l’envi, « la mixité sociale » est le paravent derrière lequel se cachent depuis des décennies les élus de . Il faut se mélanger ! Sauf que tout cela n’est qu’un slogan sur papier glacé : la mixité sociale est un leurre qui n’abuse plus grand monde. La preuve : , vitrine de la gauche sociale tendance caviar, s’est vidée de ses classes moyennes.

Ce mercredi, L’Express titrait : “Paris a perdu 9.000 habitants en un an.” Précisément sous le mandat Delanoë, “entre 2009 et 2014, la capitale a perdu 13.660 habitants, passant de 2.234.105 à 2.220.445 habitants, selon l’Insee. Sur un an, la baisse est encore plus significative : moins 9.146 habitants.” Dans le détail, ce sont essentiellement les arrondissements de « l’hyper-centre », déjà les moins peuplés, qui se sont le plus dépeuplés. De même, la population “diminue également dans le 11e, qui perd 2.000 habitants, et le 15e, avec 1.751 habitants en moins entre 2013 et 2014”. En revanche les 12e, 14e et 17e gagnent, eux, des habitants ainsi que le très populaire 19e et les départements de la petite couronne, aux portes de Paris.

Pour expliquer la transformation de la capitale, on avance trois raisons :
– la baisse de la natalité ;
– l’attrait des jeunes couples pour la petite couronne ;
– l’engouement pour les locations en Airbnb : “20.000 logements parisiens auraient été transformés en locations touristiques.” 

On devine que monsieur Barbier et ses amis ne souhaitent pas enfoncer davantage la gauche sociale qui sévit à l’Élysée depuis cinq ans et à la depuis 16. Cette pseudo-analyse qui prend les effets pour la cause n’en est évidemment pas une.

La est malade de son , et si Paris est la plus chère, nos grandes villes sont aussi touchées. C’est l’impossibilité de se loger correctement qui entraîne la baisse de la natalité, pas l’inverse ; quant à l’attrait des jeunes couples pour la petite couronne, il ne résulte pas d’un goût immodéré pour la pierre de meulière et les friches industrielles !

Entre 2009 et 2014, période ciblée par l’INSEE, l’immobilier parisien a grimpé en flèche, passant de 6.000 à 8.500 euros en moyenne le m2. Un dossier de Capital, en octobre dernier, rapportait que pour les arrondissements de l’hyper-centre, la hausse a encore été de ± 5 % en 2016. Toutefois, nous disait-on, “les appartements au plafond bas, au-dessus d’un , dans une copropriété mal gérée ou sur un axe bruyant (sic) se déprécient toujours. Un type de biens fréquents rue Saint-Denis, où se loger à moins de 10.000 euros le mètre carré est possible.” Idem dans le 11e arrondissement où “les plus beaux logements se sont ainsi appréciés de 5 à 10 %”. Résultat : “Certains biens entièrement à refaire s’enlèvent à 10.000 euros le mètre carré.”

Et si l’on en croit Challenges, ça va encore grimper : “Dans son étude biannuelle sur les marchés de l’immobilier en de mars 2016, l’agence de notation Standard & Poor’s table sur une stabilité du prix de la pierre en France en 2016. 2017, elle, devrait être l’année de la remontée des prix (+3 %).”

On ne sera donc pas étonné par l’analyse des notaires : “Selon leurs statistiques, les propriétaires d’appartement ancien dans la capitale sont plus que jamais des cadres et dirigeants d’entreprises. Si la tendance s’observe partout en région parisienne, c’est vraiment dans la capitale intra-muros qu’il (sic) est le plus impressionnant.”

Mais n’oublions pas que la capitale est un fief socialiste qui fait beaucoup dans le domaine du social…

Là encore, la répartition est parlante : c’est celle des « peuplements ».

– 12e : 13,10 % de logements sociaux
– 13e : 29,79 %
– 14e : 19,63 %
– 19e : 31,96 %
– 20e : 25,22 %

Devinette : à qui vont les logements sociaux ?

4 janvier 2017

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