Une France sans croissance sur une planète surendettée


Député européen du groupe ENL

 

L’affolement gagne les marchés et les médias dominants. Depuis le début de l’année, ils commencent à comprendre ce qui s’écrivait sur des sites spécialisés en économie et sur les blogs de réinformation : la situation macroéconomique globale est catastrophique depuis l’année 2008. L’économie mondiale est une bulle de crédits qui ne demande qu’à exploser. Les titres des articles du Monde sonnent comme des alertes : « Comment redonner de l’espoir aux marchés ? », « Chute des bourses : le retour à la réalité est rude et ce n’est pas terminé », « Alerte sur la croissance mondiale », « Bourses : la grande peur du krach ». Sous-titres : « Doutes sur la croissance américaine et chinoise, chute du pétrole, sevrage monétaire : pour les experts, le cocktail est explosif. » De son côté, Le Figaro donne, depuis peu, la parole aux analystes alarmistes : « La crise financière qui vient sera plus violente que celle des subprimes », titre une tribune de Benjamin Masse-Stamberger.

Depuis 2008, la planète ne tient que par l’endettement et la planche à billets.

Depuis la crise de 2008, dite des subprimes, la planète ne tient que parce que les principaux États (États-Unis, Chine, Japon, Grande-Bretagne et les principaux pays de la zone euro) se sont lourdement endettés et aussi parce qu’ils ont mis les taux à zéro et qu’ils ont fait marcher « la planche à billets », pudiquement appelée « politique de Quantitative Easing ». Ces politiques étatiques monétaires, d’inspiration keynésienne, n’ont pas réussi à relancer la croissance économique réelle.

Dans toutes les zones du monde, la croissance ralentit dangereusement pour se rapprocher d’une croissance quasi nulle. On a même entendu parler de risque de récession planétaire au forum de Davos.

Le monde est une bulle de crédit qui ne demande qu’à éclater.

Effondrement industriel, explosion de la dette et du chômage : depuis le premier choc pétrolier, notre pays décline. Ce déclin s’accélère. Aux Trente Glorieuses (1945-1973), où notre croissance oscillait entre 4 et 6 %, avaient succédé les Trente Piteuses (1974-2007), où elle atteignait entre 1 et 3 %. Depuis 2008 (les Trente Calamiteuses), notre croissance nulle fait exploser notre chômage et nos dettes. Comment cela peut-il finir ? Pour l’État français, comme pour de nombreux États, cela pourrait se terminer par un défaut de paiement de l’État français qui cumule un chômage de masse, des déficits publics depuis 43 ans, alors qu’il a une des fiscalités les plus lourdes du monde et des déficits commerciaux gigantesques…

Mylène Troszczynski
Député européen du groupe ENL

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