Primaires de la gauche, ou la « Déprime Academy »


Auteur pour la télévision.

 

Sur l’échelle de Richter de l’insipide, les primaires de la gauche ont été classées de magnitude 7 par les plus grands chiantologues. Alors que le summum de l’emmerdement semblait avoir été atteint avec les débats des primaires de la droite, la gauche relève le défi et aligne une brochette de glandus tous plus insignifiants les uns que les autres. Dans la catégorie « transparent », les autorités du PS ont opéré une sélection impitoyable. Benoît Hamon, réputé pour son absence totale de charisme, s’est rapidement imposé tandis que Manuel Valls, symbole vivant du marasme de ces cinq dernières années, représentait la promesse de propos dépourvus de la moindre crédibilité. Avec ces deux ténors de la platitude, la gauche tenait les fondements de sa primaire… La ligne étant définie, rapidement plusieurs personnalités se jugeaient dignes de figurer dans cette course au conformisme surgelé. Le refus de deux plantes vertes d’être posées dans le décor amena tout naturellement les quidams François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias à se porter volontaires pour faire les poireaux derrière les pupitres.

Dans le rôle de la femme, après tirage au sort dans un chapeau ayant appartenu à François Mitterrand, une certaine Sylvia Pinel fut amenée de force au siège du PS pour signer les papiers de sa candidature alors que Vincent Peillon était sollicité pour renforcer l’ambiance grisâtre à l’aide de ses incantations lancinantes sur les étoiles jaunes et les années les plus sombres… Dans ce décor propice aux pendaisons, Arnaud Montebourg mettait la touche finale en apportant dans ses bagages le vieux clown Guy Bedos, dont l’humour stalinien collait à l’atmosphère « pays de l’Est » de l’ensemble. Lors du casting, la personnalité de Gérard Filoche, jugée trop vivante, lui valut d’être écarté de cette « Déprime Academy ». Le postulant n’avait rien compris au concept…

La lecture des professions de foi des candidats confirme le néant de l’opération.

La volonté de ne rien changer, voire d’aller plus vite dans le mur transparaît au détour de chaque phrase. Pour y parvenir, les sondés ont tout à fait intégré que Manuel Valls était l’un des plus compétents. Nombre de suicidaires voient en lui le kamikaze chevronné dont la France a besoin. Bien placé également, Benoît Hamon et son appel à l’accueil de toujours plus de migrants. Le besoin de jungles insalubres remplies de faux réfugiés se fait cruellement sentir parmi la clientèle de gauche. D’après les dernières prises de température des bobos à trottinettes, Arnaud Montebourg et son humoriste savant sortiraient vainqueurs du tournoi. Le côté « Chevallier Laspalès » de la candidature est apprécié du sympathisant.

Face à cette navrance, il faut saluer le mérite du votant à cette primaire. Réussir à préférer telle vacuité à telle autre n’est pas à la portée de tout le monde. Gris foncé ou gris anthracite… Un vrai casse-tête. Manquerait plus qu’il se fasse voler sa trottinette pendant qu’il est dans le bureau de vote…

Auteur pour la télévision.

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