Le Parti socialiste se mêle des affaires de la Suisse

Juriste

SG du Collectif Culture, Libertés et Création du RBM

 

François Hollande a prévenu cette semaine : il sera désormais le champion des valeurs universelles des Bisounours qui aiment beaucoup la planète, les enfants, les animaux et un peu tout le monde. Si notre (p)résident affirme qu’il sera sévère avec les pays membres de l’Union européenne qui auraient le malheur d’élire des dirigeants un peu trop eurosceptiques ou conscients du problème posé par la submersion migratoire, il n’hésitera pas non plus à s’attaquer à des pays souverains qui ne sont pas dans l’Union européenne. Il l’a dit au micro de Nicolas Demorand, le 19 février : « Dès lors que les États-Unis se mettent en retrait, qui doit porter les valeurs de la démocratie ? L’Europe. »

Il semblerait donc, selon le Parti socialiste, que la Suisse ne soit pas un pays démocratique. La Suisse est pourtant un modèle de démocratie en Europe, et ce, depuis plusieurs siècles. Fière confédération dont les racines politiques remontent au Moyen Âge, la Suisse est une nation souveraine présentant des particularités uniques. Enclavé dans les Alpes sans accès maritime, cet État fédéral s’est organisé en régime parlementaire, faisant la part belle aux instruments de démocratie directe pour répondre à sa principale problématique historique qu’est la réunion de trois populations distinctes dans une même communauté d’intérêts. À l’identique des autres nations d’Europe occidentale, la Suisse est aujourd’hui confrontée à l’immigration de masse et à ses dangers. En premier lieu, l’immigration directe. Mais aussi – et ça n’est pas à notre honneur – l’immigration indirecte provenant des pays limitrophes comme la France et l’Allemagne.

L’Union démocratique du centre, souvent qualifiée de parti « populiste » et « xénophobe » par les médias bien-pensants, est forte de 65 conseillers nationaux (chambre basse), 5 conseillers aux États (chambre haute), 567 élus législatifs cantonaux et 21 conseillers d’État dans les cantons. Parti soucieux des intérêts de son peuple, l’UDC est le fer de lance de la lutte contre le multiculturalisme et l’immigration de peuplement. Par ailleurs, Ueli Maurer (président de l’UDC pendant 12 ans) est l’actuel chef du Département fédéral des finances et fut président de la Confédération helvétique durant l’année 2013. Contrairement à François Hollande, il ne se satisfait pas de la médiocrité. En 2015, le fait que le budget de l’État suisse soit excédentaire de 2 milliards d’euros ne lui a pas arraché un sourire satisfait mais lui a donné l’envie de poursuivre les efforts engagés.

Les opinions publiques française et helvétique partagent les mêmes préoccupations. La différence principale est que la France n’autorise pas certains partis à accéder aux responsabilités alors que les institutions suisses garantissent un pluralisme parfait. En outre, les Suisses bénéficient d’un système qui leur permet de s’exprimer directement. L’UDC soutient, en ce moment, une « initiative de mise en œuvre » (qui sera votée le 28 février prochain) proposant d’intégrer dans la Constitution suisse plusieurs mesures législatives concrètes permettant de renvoyer des personnes étrangères délinquantes. L’UDC entend aussi faire primer le droit interne sur le droit international. Chose que la France devra faire pour restaurer sa souveraineté pleine et entière. Il n’en fallait pas plus pour susciter le courroux des inaptes du Parti socialiste français. Nouveaux gendarmes du monde, les représentants socialistes des Français de l’étranger ont diffusé une lettre ouverte aux personnes résidant en Suisse, leur enjoignant de jouer les agents provocateurs dans un pays étranger. Surréaliste.

Le 28 février, une votation populaire décidera du sort de la dangereuse et inhumaine « initiative de mise en œuvre » de l’UDC. Son acceptation ancrerait dans la Constitution suisse un obstacle supplémentaire au développement des bonnes relations avec l’Union européenne. « Les discussions, déjà difficiles, sur l’avenir de la libre circulation des personnes se compliqueraient encore davantage », prétendent de façon mensongère les serviteurs de François Hollande. La Suisse n’a pas besoin de l’Union Européenne pour se porter correctement ; au contraire, ai-je envie de dire. Oskar Freysinger a réagi vigoureusement contre cette honteuse ingérence.

En tant que patriote français respectueux de l’identité politique de mes voisins, je le soutiens totalement dans sa démarche. En tant qu’observateur de la vie politique internationale, je le soutiens doublement pour sa politique lucide et courageuse.

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